Qui vive ?  Le communisme !

 

 

« une question intimidante, une question que personne encore au monde n’a pu jamais laisser sans réponse, jusqu’à son dernier souffle : Qui vive ?… » Julien Gracq

 

« La fin de l’histoire de l’égoïsme absolu marquera la délivrance vers le communisme, [… cet ] idéal politico-social d’un organisme commun à tous dans l’avenir. » Richard Wagner (1849-1871)

« Je pense toujours à l’avenir communiste. […] En un sens, je suis communiste. » Gerard Manley Hopkins (1871)

« L’affaire du communisme est le monde entier. […] Nous parlons au nom de l’humanité toute entière, étant d’elle la partie qui représente non pas ses intérêts particuliers mais ceux de l’humanité toute entière. » Bertolt Brecht (1932)

« Il a existé des communes et des communistes de tout temps ; il en existera toujours. » John Steinbeck (1936)

« Je suis communiste par sympathie et conviction. Je suis, de toute certitude, pour un communisme intelligent. »  James Agee (1939)

« Il m’intéresserait de voir éclore et s’épanouir la variété africaine du communisme. Il nous proposerait sans doute des variantes utiles, précieuses, originales de la doctrine. » Aimé Césaire (1956)

« Je suis d’un village oublié dont les rues n’ont plus de noms et tous les hommes, au champ et à la carrière, aiment bien le communisme. » Mahmoud Darwich (1964)

« Commun, du lat. communis, adj., se dit de toute chose à laquelle chacun peut participer : exemple : la Commune de Paris » (Paris, 1971)

« Le communisme est le contraire exact d’une utopie, il est le vrai nom du réel comme impossible. » Alain Badiou (2011)

« Si on veut être un intellectuel aujourd’hui, on ne peut pas ne pas être communiste. » Bernard Sobel (2011)

 

Bulletin hebdomadaire sur l’actualité politique

diffusé le dimanche soir (pour s’inscrire, expédier “subscribe” à “2009_request@egalite68.fr”)

Rédaction : François Nicolas [ƒNi]

 


 

Numéro 9 : 30 octobre 2011

 

(fichier format pdf à télécharger : http://www.egalite68.fr/Qui-vive/9.pdf)

 

 

 

Sommaire :

Cuba................................................................................................................................................. 3

Ne pas oublier l’infâme blocus américain qui n’est plus soutenu que par… Israël !........................ 3

Australie........................................................................................................................................... 4

Là aussi, des « indignés » !............................................................................................................. 4

Égypte.............................................................................................................................................. 5

Sur les murs du Caire, une série remarquable de pochoirs…........................................................... 5

Maroc............................................................................................................................................... 7

Une image….................................................................................................................................. 7

Tunisie.............................................................................................................................................. 8

Sur les murs de tunis, quelques vers de Mahmoud Darwich…........................................................ 8

Libye................................................................................................................................................. 9

Point de vue (bienvenu) de Rony Brauman.................................................................................... 9

L’implication du Qatar................................................................................................................. 10

Israël/Palestine............................................................................................................................... 12

Un affreux parmi les affreux : l’hypocrite Élie Wiesel.................................................................. 12

La France d’aujourd’hui !............................................................................................................. 13

Santé............................................................................................................................................ 13

États-Unis....................................................................................................................................... 15

Les étudiants, surendettés pour étudier…...................................................................................... 15

En Amérique, les riches sont de plus en plus riches...................................................................... 15

Afghanistan.................................................................................................................................. 16

Analyse du capitalisme................................................................................................................... 17

Les éclairages ponctuels de Artus/Natixis...................................................................................... 17

Parutions........................................................................................................................................ 20

Posters de la Chine révolutionnaire…........................................................................................... 20

Livre de Saïd Mahrane : C'était en 58 ou en 59... (Calmann-Lévy).............................................. 20

Alain Badiou (émissions).............................................................................................................. 21

Divers............................................................................................................................................. 22

Les deux blagues (involontaires) de la semaine............................................................................ 22

*******

Cuba

Ne pas oublier l’infâme blocus américain qui n’est plus soutenu que par… Israël !

 

Blocus des Etats-Unis contre Cuba : encore une fois, le monde entier dit "NON" (sauf...)

http://www.legrandsoir.info/blocus-des-etats-unis-contre-cuba-le-monde-entier-dit-non-sauf.html

 

Pour la vingtième année consécutive, l’Assemblée Générale des Nations Unies demande - à l’unanimité moins deux états-voyous (les Etats-Unis et Israël) - la levée du blocus des Etats-Unis contre Cuba.

C’est la seule résolution qui ose nommer les Etats-Unis par leur nom et c’est la seule résolution qui recueille une telle unanimité. Les médias ne vous en parleront pas, pas plus qu’ils ne mentionneront (au mieux) le blocus et encore moins vous expliqueront (et puis quoi encore ?) en quoi il consiste.

 

Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba

Année

Date

Pour

Contre

Abstention

Pays votant contre

1992

24 Novembre

59

2

72

Etats-Unis, Israel

1993

3 Novembre

88

4

57

Etats-Unis, Israel, Albanie, Paraguay

1994

26 Octobre

101

2

48

Etats-Unis, Israel

1995

2 Novembre

117

3

38

Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan

1996

12 Novembre

137

3

25

Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan

1997

Octobre

143

3

17

Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan

1998

Octobre

157

2

12

Etats-Unis, Israel

1999

Novembre

155

2

8

Etats-Unis, Israel

2000

Novembre

167

3

4

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2001

Novembre

167

3

3

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2002

Novembre

173

3

4

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2003

Novembre

179

3

2

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2004

Octobre

179

4

7

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2005

Novembre

182

4

1

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2006

Novembre

183

4

1

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2007

Novembre

184

4

1

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2008

Octobre

185

3

2

Etats-Unis, Israel, Palau

2009

Octobre

187

3

2

Etats-Unis, Israel, Palau

2010

Octobre

187

2

3

Etats-Unis, Israel

2011

25 Octobre

186

2

3

Etats-Unis, Israel

 

Communiqué de l’Ambassade de Cuba en France

Pour la vingtième année consécutive, le blocus des États-Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée Générale des Nations Unies.

La résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba » a été adoptée hier, 25 octobre, par la majorité favorable de 186 nations, contre 2 (Les Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (La Micronésie, Les Îles Marshall et Palau).

Depuis 50 ans, le blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba, constitue l’obstacle principal au développement du pays.

Le montant du préjudice économique direct infligé au peuple cubain par le blocus étasunien, depuis sa mise en place jusqu’au mois de décembre 2010, s’élève à 975 milliards de dollars, compte tenu de la dépréciation internationale du dollar face à l’or depuis 1961 jusqu’à 2010.

Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre notre pays et les États-Unis. Il a une évidente application extraterritoriale qui gêne d’une manière significative beaucoup d’autres États y compris la France et d’autres pays européens.

Cuba a une fois de plus obtenu le soutien de la communauté internationale et exige donc des États-Unis la levée immédiate du blocus.

 

Paris, le 26 octobre 2010

Australie

Là aussi, des « indignés » !

AUSTRALIE. La police disperse des activistes anti-capitalisme

Publié le 23-10-11

par Le Nouvel Observateur avec AFP

 

La police anti-émeute a dispersé à l'aube un campement établi par les membres du mouvements "Occupy Sydney".

 

La police anti-émeute a dispersé dimanche 23 octobre à l'aube un campement établi par des activistes anti-capitalisme, près de la Banque centrale d'Australie, calqué sur le modèle du mouvement "Occupy Wall Street" de New York, a indiqué la police.

Quarante personnes ont été arrêtées lors de cette opération, a ajouté la police. Il leur avait été demandé à plusieurs reprises de bouger, leur installation il y a une semaine étant en violation avec les lois sur le camping à Sydney, a ajouté Mark Murdoch, un responsable de la police. "Nous avons essayé de travailler avec eux ces huit derniers jours. Ils ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas été prévenus", a-t-il déclaré.

Les activistes peuvent manifester et tenir des rassemblements pendant la journée mais le campement est interdit pendant la nuit, a précisé le responsable.

 

"Cela n'a aucun sens"

Selon le porte-parole des activistes, Tim Frank, l'intervention de la police, à 5h du matin, a été brutale.

"Voir des gens qui ont manifesté pacifiquement pendant huit jours, pleurer et hurler de douleur, à peine réveillés, cela n'a aucun sens", a déclaré Tim Frank à la télévision ABC. "Nous avons rencontré quelques mouvements de résistance de la part des protestataires. Cette résistance a été gérée avec une force mesurée", a affirmé pour sa part Mark Murdoch.

Sur les 40 manifestants arrêtés, 29 se sont vus infliger une amende pour infraction au règlement municipal, sept seront présentés au tribunal et quatre sont accusés de violence envers les forces de la police.

"Occupy Wall Street", dont les militants campent sur le square Zuccotti, près de Wall Street, à New York, est entré dans sa sixième semaine d'agitation, mais est désormais confronté à un ennemi redoutable, l'hiver. Vendredi, leur nombre avait substantiellement diminué, balayés par un vent glacial.

 

Le Nouvel Observateur - AFP

Égypte

Sur les murs du Caire, une série remarquable de pochoirs…

Caire (rue Saleh Selim, île de Zamalek) : http://www.arabawy.org

            

                                       La grenade est ce qu’il y a à dîner                 … Le capitaliste

 

            

                                                                                                               Ta caméra est ton arme !

 

            

            

Si vous n’êtes pas part de la solution, vous êtes part du problème !                                                                       

 

            

Who’s watching the Watchers ?                                                Obéis ! Obéis ! Obéis !

Maroc

Une image…

 

http://marx405.skyrock.com/photo.html?id_article=3037882009&id_article_media=25081341

Tunisie

Sur les murs de tunis, quelques vers de Mahmoud Darwich…

 

Tadhamon (Tunis), 9 octobre 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=ta79tVVMWkg

 

                                                              

Certes nous aimons la rose,

Mais nous aimons le blé davantage.

Nous aimons le parfum de la rose,

Mais celui des épis me purifie.

Libye

Point de vue (bienvenu) de Rony Brauman

mercredi 26 octobre 2011 - Rony Brauman : « la Libye est une dangereuse “revanche sur l’Irak” »

 

La mort de Kadhafi signe-t-elle le dénouement de la guerre en Libye ?

C’est une étape importante, mais ce n’est certainement pas un dénouement. Les défaites politiques qui ont suivi des victoires militaires sont incalculables. Les guerres, on sait très bien quand cela commence, mais très mal quand cela finit. Je me garderais donc bien de parler du moment actuel en Libye comme d’un dénouement, encore moins d’un dénouement démocratique, car cette histoire est loin d’être terminée.

 

Ce qui s’est passé en Libye constitue-t-il un nouveau modèle de guerre ?

Il est indiscutable que ce moment d’euphorie et de victoires militaires, avec les chutes successives de Tripoli, Syrte, puis la mort du despote, font de cette guerre, et de l’intervention de l’Otan, un modèle positif, une sorte de revanche sur l’Irak, au moins du côté anglo-américain.

On entend déjà, dans la bouche des militaires, l’idée qu’on possède, là, un cadre conceptuel pour des interventions ultérieures, avec la force aérienne qui vient à l’appui d’un soulèvement d’hommes au sol, pour faire chuter une dictature et installer un pouvoir ami. On peut le voir comme une évolution du modèle de la guerre du Kosovo, un « Irak réussi », et surtout comme une réhabilitation, du moins théorique, de la guerre juste.

Mais les circonstances très particulières qui ont permis cette guerre retiennent d’en faire un modèle généralisable. Au-delà du« printemps arabe », qui a fourni une justification politique à l’intervention, c’est l’isolement total dans lequel se trouvait Khadafi qui a permis celle-ci. Le succès militaire réel dont on se targue, même s’il est encore loin d’être abouti, doit être situé dans ce contexte géopolitique singulier. Impossible, donc, de dire si cette guerre sera un précédent ou une exception.

 

Au vu de la victoire, en quelques mois, du CNT aidé par l’Otan, revenez-vous sur les doutes que vous aviez exprimés lorsque cette guerre s’est enclenchée en mars dernier ?

Sur les circonstances du déclenchement de la guerre en Libye, je conserve le même scepticisme. Je dirais même qu’il se renforce. Je constate que le massacre allégué - on parlait de 6.000 à 15.000 personnes tuées par les hommes de Kadhafi -, au moment où la décision de l’ONU a été prise, n’a jamais été commis. Il s’agissait de propagande, comme il y en a d’ailleurs dans toutes les guerres. Les enquêtes approfondies d’Amnesty et de Human Rights Watch, effectuées depuis, ont mis en évidence, avant mars, cent à trois cents morts, en majorité des victimes de combat. On n’est donc pas dans le cas de figure du carnage en cours qui nous avait été annoncé pour justifier d’ouvrir le feu.

Les tenants de cette guerre s’en tirent avec une pirouette en disant qu’un autre massacre serait, de toute façon, arrivé, puisque Kadhafi avait promis de transformer les rues en rivière de sang. Nous n’avons pas pourtant, aujourd’hui, d’éléments probants attestant que des forces en nombre se dirigeaient vers Benghazi pour en tuer tous les habitants. S’en tenir à une lecture littérale de la parole d’un dictateur comme Kadhafi me semble bien léger pour déclencher une guerre, qui plus est une guerre préventive.

Le passé des guerres préventives, de la guerre des Six Jours à la guerre d’Irak, doit nous rappeler que les menaces qu’elles sont censées conjurer sont, très largement, fabriquées. A Benghazi, j’ai l’impression que c’était également le cas, mais je ne peux pas le démontrer. Quoi qu’il en soit, je trouve dangereuse cette réhabilitation, en Libye, des concepts de guerre préventive et de guerre juste, qui re-légitiment la guerre comme mode de règlement des conflits.

La disqualification de l’idée de guerre juste, et de l’idée que la guerre peut résoudre des situations de conflit, a été un progrès politique. On peut, on doit, me semble-t-il, faire confiance aux peuples pour aller vers la démocratie sans en passer par la guerre. L’actualité des vingt dernières années montre que le rejet des formes d’accaparement autocratique du pouvoir est bien à l’œuvre dans le monde. Le scénario libyen, qui réhabilite jusqu’au bout la violence comme mode légitime de saisie du pouvoir, procède au contraire d’une sorte de néo-maoïsme selon lequel la démocratie est au bout des missiles du « monde libre ».

Je constate de plus que les insurgés libyens ont opté d’emblée pour la militarisation du soulèvement. Je n’ai pas à en juger, mais je préfère le modèle syrien (ou tunisien dans une certaine mesure), à la fois politiquement et éthiquement, car je le crois plus apte à préparer le futur. La violence favorise mécaniquement les plus radicaux, comme nous le rappellent les exemples afghan, somalien, irakien.

 

Les circonstances de la mort de Kadhafi demeurent obscures. Mais le probable tir d’avions français sous commandement de l’OTAN sur les véhicules armés d’un convoi pro-Kadhafi fuyant Syrte s’inscrivent-ils dans la résolution initiale de l’ONU et dans la responsabilité de protéger les civils qui l’a fondée ?

Avant même le vote à l’ONU, dès le 25 février, Sarkozy déclare que Kadhafi doit quitter le pouvoir. Et c’est ce qu’ont réaffirmé aussi Cameron et Obama après le vote de la résolution 1973, en violation non seulement de la lettre, mais aussi, à mon avis, de l’esprit de cette résolution. Si la logique du droit international proscrit le fait de s’attaquer au régime en place pour s’intéresser seulement à la protection des civils, la logique politique de la responsabilité de protéger, c’est précisément le changement de régime. Comment, en effet, protéger des civils sans changer le régime qui les menace ?

Les nombreux partisans de la responsabilité de protéger, définie par l’ONU en 2005, qui se sont opposés à l’interprétation qui en a été faite en Libye font, à mon avis, fausse route. Ils ne perçoivent pas ce que la logique politico-militaire engendre comme processus quasi inéluctable des événements. Je ne m’étonne pas de l’issue de ces combats, parce que cette guerre était génétiquement programmée pour en finir avec Kadhafi.

Je ne reproche donc pas à Nicolas Sarkozy de nous avoir menti sur l’objectif. Je lui reproche de nous avoir entraînés dans une guerre civile, en nous plaçant devant une alternative verrouillée : soit vous êtes contre la guerre, et donc pour le tyran et les massacres, soit vous êtes pour la guerre, et donc pour les civils et la démocratie.

Je constate que cette rhétorique d’intimidation a fonctionné au-delà de toute raison. Voyez par exemple les chiffres annoncés à différentes reprises par le Conseil national de transition, selon lequel ce conflit aurait fait 50.000 victimes. Soit le CNT ment, ce qui me semble d’ailleurs probable, et on est en droit de lui demander des précisions sur ce qui n’est pas un détail de cette histoire. Soit il dit la vérité, et cela constitue un véritable réquisitoire contre l’OTAN dont la mission était de protéger les civils libyens.

Je ne sais pas s’il s’agit de propagande ou d’un échec, mais quoi qu’il en soit, j’aimerais en savoir plus. La presse, tout à son euphorie de la victoire et à sa mise en scène d’une Libye libérée, ne semble guère s’intéresser à cette information. Si ces chiffres étaient exacts, la guerre en Libye aurait pourtant d’ores et déjà provoqué dix fois plus de victimes que la répression syrienne...

Source : LDH-Toulon

L’implication du Qatar

29 octobre 2011

Le Qatar reconnaît avoir envoyé des centaines de soldats en soutien aux rebelles Libyens.

(The Guardian)

Ian BLACK

http://www.guardian.co.uk/world/2011/oct/26/qatar-troops-lib...

 

Le Qatar reconnaît pour la première fois avoir envoyé des centaines de soldats en soutien aux rebelles libyens qui ont renversé le régime de Muammar Kadhafi.

L’état du golfe n’avait reconnu jusqu’à présent que la participation de ses forces aériennes dans les attaques dirigées par l’OTAN.

La révélation a eu lieu lors d’une conférence portant sur l’ère post-Kadhafi et donnée au Qatar par le dirigeant du CNT, Mustafa Abdel-Jalil, qui a indiqué que les Qatariens ont planifié les combats qui ont mené à la victoire.

Abdel-Jalil a dit aussi qu’il demandait à l’OTAN de prolonger sa mission jusqu’à la fin de l’année, au delà de la date limite fixée à la fin du mois. Son soutien était toujours nécessaire à cause de la menace que faisaient peser les loyalistes présents dans les pays voisins, a-t-il dit.

Il apparaît aussi que c’est le Qatar qui dirigera les efforts internationaux pour former l’armée libyenne, récupérer les armes et intégrer les unités rebelles souvent autonomes dans de nouvelles institutions militaires et de sécurité – considérées par l’ONU et les gouvernements occidentaux comme les défis majeurs pour le CNT.

Le Qatar a joué un rôle clé dans la galvanisation du soutien arabe à la résolution du conseil de sécurité de l’ONU visant à protéger les civils au mois de mars (2011). Il a aussi livré des armes et des munitions à grande échelle - en dehors de toute légalité clairement établie.

Au cours de la guerre, des rumeurs courraient sur la présence de forces spéciales qatariennes. Mais il n’y avait jamais eu de confirmation officielle sur des actions entreprises qui n’étaient pas explicitement autorisées par l’ONU.

Le chef d’état-major qatarien, le général-major Hamad bin Ali al-Atiya, a déclaré : « Nous étions parmi eux et le nombre de Qatariens sur le terrain se chiffrait par centaines dans chaque région. La formation et les communications étaient gérées par des Qatariens. Le Qatar a supervisé les plans des rebelles parce c’était des civils qui n’avaient pas suffisamment d’expérience militaire. » selon une citation de l’AFP. « Nous avons assuré la liaison entre les rebelles et les forces de l’OTAN. »

Le Qatar, dont les réserves de gaz et la minuscule population en font un des pays les plus riches du monde, a depuis longtemps eu une politique étrangère active, en faisant la promotion d’Al Jazeera, la chaîne de télévision basée à Doha.

Mais ce fut une surprise néanmoins lorsqu’il a envoyé la majeure partie de sa force aérienne rejoindre l’opération de l’OTAN et lorsqu’il a livré aux rebelles de larges quantités d’armes, qualifiées de défensives mais qui incluaient des missiles anti-chars.

Les forces spéciales qatariennes auraient fourni une formation d’infanterie aux combattants libyens dans les montagnes de Nafusa, à l’ouest du pays, et aussi dans l’est du pays. Les militaires Qatariens ont même ramené des rebelles à Doha pour leur faire effectuer des exercices militaires. Et lors de l’assaut final contre le QG de Kadhafi à Tripoli fin août, les forces spéciales qatariennes étaient en première ligne. Le Qatar a aussi accordé 400 millions de dollars aux rebelles, les a aidé à exporter le pétrole depuis Benghazi et a monté une station de télévision à Doha.

La gratitude libyenne est évidente. Le drapeau du Qatar est souvent brandi lors des célébrations sur la Place d’Algérie dans le centre de Tripoli, place rebaptisée Place du Qatar en honneur au soutien apporté par ce pays dans le renversement de Kadhafi. Cependant, certains se déclarent préoccupés par le soutien de l’émirat à certains éléments islamistes tels la Brigade des Martyrs du 17 février, une des formations rebelles les plus influentes, dirigée par Abdel-Hakim Belhaj.

Ali Salabi, un religieux islamiste libyen influent, a vécu en exil au Qatar pendant des années. Pour certains, la stratégie de l’émir est de soutenir les forces démocratiques de manière sélective dans le monde arabe, en partie pour améliorer la réputation internationale du pays tout en détournant l’attention du Golfe où les protestations anti-régime ont été écrasées à Bahreïn et achetées en Arabie saoudite.

 

Ian Black

Israël/Palestine

Un affreux parmi les affreux : l’hypocrite Élie Wiesel

Quand Elie Wiesel parraine les extrémistes juifs de Jérusalem

26.10.11

Le Monde

 

Dans sa campagne de relations publiques visant à renforcer son emprise sur les secteurs arabes de Jérusalem, l'organisation d'extrême droite israélienne Elad a reçu un renfort de choix en la personne d'Elie Wiesel.

L'écrivain américain, Prix Nobel de la paix en 1986 et gardien de la mémoire de la Shoah, a accepté de prendre il y a quelques mois la tête du conseil d'administration de ce groupe de colons qui gère un parc archéologique israélien, en plein coeur du quartier palestinien de Silwan. Passée inaperçue dans les médias, cette nomination a été mise en lumière à la mi-octobre par le blogueur juif américain Richard Silverstein.

 

Le sous-sol de Silwan, situé en contrebas des remparts de la Ville sainte, est truffé de vestiges et de tunnels antiques, que les historiens israéliens considèrent comme des reliques de la cité de David, le berceau de la Jérusalem biblique. La mise en valeur de ce site, qui reçoit des centaines de milliers de visiteurs chaque année, s'est accompagnée de l'implantation de familles juives, au détriment de Palestiniens, expulsés de leur domicile. En l'espace d'une vingtaine d'années, moyennant harcèlement juridique, falsification de documents et recrutement de collaborateurs, Elad a réussi à s'emparer de plus de cinquante habitations.

Si le ralliement d'Elie Wiesel à cette entreprise n'est pas une surprise, compte tenu de son opposition farouche à tout partage de Jérusalem, son geste a néanmoins semé la consternation dans les cercles pacifistes israéliens, persuadés que la judaïsation de Jérusalem-Est constitue une bombe à retardement. "Elad est l'une des organisations de colons les plus dangereuses d'Israël, soupire l'archéologue Yonathan Mizrahi, de l'association Emek Shaveh. Elle conçoit l'archéologie non pas comme un moyen de faire dialoguer les cultures, mais comme un moyen d'en légitimer une sur le dos de l'autre. Ça n'a rien à voir avec l'idéal de paix qu'Elie Wiesel est censé incarner."

 

Cour suprême saisie

L'enrôlement dans les rangs des colons du rescapé d'Auschwitz survient d'ailleurs à un moment crucial pour Elad. L'organisation bataille pour faire adopter par la Knesset - le Parlement israélien - un projet de loi qui aboutirait à la privatisation des sites archéologiques en terre sainte.

Opérateur de fait du parc de Silwan pour le compte du département des antiquités israéliennes, Elad en deviendrait alors le propriétaire de jure et n'aurait plus à s'inquiéter des velléités de supervision des pouvoirs publics.

Une perspective que combat l'avocat Daniel Seidemann, de l'association Ir Amim. Il a déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, visant à casser le monopole des colons sur le site de Silwan. "Elie Wiesel fait partie d'une campagne destinée à transformer les gens d'Elad en mère Teresa, raille-t-il. Dès qu'il est question de Jérusalem, la conscience morale de ce grand homme part en vacances."

Joint par e-mail aux Etats-Unis, Elie Wiesel a réagi de façon lapidaire : "Je ne me mêle jamais de la politique intérieure d'Israël, écrit-il. Seules les fouilles archéologiques m'intéressent."

Benjamin Barthe

La France d’aujourd’hui !

Santé

Le démantèlement de la protection sanitaire de la population continue…

 

http://www.liberation.fr/societe/01022367729-les-atteintes-repetees-du-gouvernement-aux-droits-des-malades

 

Les atteintes répétées du gouvernement aux droits des malades

Baisses des indemnités en cas d'arrêt maladie, déremboursement de médicaments en pagaille... Depuis le début de l'année, les pouvoirs publics s'en donnent à cœur joie.

Par MARIE PIQUEMAL

 

Heureusement que le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait promis que 2011 serait «l'année des patients et de leurs droits». Depuis le début de l'année, le gouvernement multiplie les atteintes à la prise en charge des malades. Tout un tas de mesures ont été adoptées ces derniers mois, grignotant les remboursements des soins par la Sécurité sociale. Certaines sont passées complètement inaperçues, d'autres comme la hausse de la taxation des mutuelles ont fait un peu plus de bruit. Le résultat reste le même. «A chaque fois, il s'agit de faire supporter à l'usager quelques euros supplémentaires. Mises bout à bout, toutes ces mesures pèsent lourd pour les malades», dénonce Nathalie Tellier de l'Union nationale des associations familiales. Retour sur les six dernières atteintes aux droits des malades.

1. Tout en haut de la pile, la dernière attaque en date: la baisse des indemnités journalières en cas d'arrêt maladie. A partir du premier janvier prochain, le mode de calcul sera basé sur le salaire net et non brut comme c'est le cas aujourd'hui. Sans rentrer dans le détail, cela va se traduire par une baisse des indemnités versées par la Sécu de l'ordre de 40 euros par mois pour un smicard, et de 85 euros pour un cadre. Entre les arrêts maladie de quelques jours et les absences prolongées, sept millions de salariés sont potentiellement concernés chaque année. Le gouvernement a annoncé cette mesure il y a une quinzaine de jours lors de la présentation du projet de loi de finances sur la sécurité sociale... Sauf qu'il s'agit d'un projet de décret, la mesure ne sera donc pas débattue dans l'hémicycle.

2. Le mois dernier, dans le cadre du plan de rigueur, le Premier ministre François Fillon a annoncé une hausse de la taxation des complémentaires santé. Depuis, organismes de mutuelles et associations tempêtent. Les conséquences sont importantes, à plusieurs niveaux. D'abord, de façon quasi mécanique, les prix des complémentaires vont augmenter pour les assurés. «En moyenne, une bonne mutuelle coûte 80 euros par mois. Et dans les 110 euros pour un couple avec enfants. Si les prix augmentent encore, beaucoup de ménages ne pourront plus se payer une couverture maladie ou choisiront une protection plus faible», avertissait le mois dernier Christian Saout, le président du collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe une trentaine d'associations intervenant dans le champ de la santé. A défaut de pouvoir se payer une bonne complémentaire, des malades auront tendance à retarder, ou même renoncer, à l'accès aux soins.

3. Des déremboursements de médicaments à la pelle. Les baisses de prises en charge semblent homéopathiques: les médicaments à vignette bleue sont remboursés à hauteur de 30% contre 35 auparavant. Les pansements, compresses et autre petit matériel médical sont également moins bien pris en charge (60 contre 65%). Pourtant, les conséquences peuvent être graves pour les patients. Les médicaments à vignette orange, remboursés à 15% au regard du faible service médical rendu, pourraient ne plus être remboursés du tout. «Sur le principe, pourquoi pas. Sauf que parmi les patients qui prennent ces traitements, certains n'ont pas le choix. Parce qu'ils sont allergiques à d'autres molécules ou parce qu'ils soulagent les effets secondaires d'un traitement principal. En déremboursant ces médicaments, on place certains malades en grandes difficultés. D'autant que systématiquement, les médicaments qui ne sont plus remboursés voient leur prix flamber», regrette Magali Léo, chargé de mission pour le collectif interassociatif sur la santé.

4. Autre mesure, passée quasiment inaperçue car un peu technique: l'augmentation du reste à charge pour les soins de santé dits coûteux. Rappelons que pour tous les actes médicaux, les assurés paient une partie des dépenses de santé, après remboursement par la Sécu. C'est ce qu'on appelle le «ticket modérateur», mis en place en 2006 et qui correspond à 30% des frais. Mais pour les actes les plus coûteux, supérieurs à 91 euros, le reste à charge est forfaitisé: vous payez 18 euros de votre poche quelque soit le prix de l'acte. Désormais, le forfait se déclenche seulement pour les actes supérieurs à 120 euros et non plus à partir de 91 euros. Pour les malades, forcés de multiplier les examens, la facture peut vite grimper.

5. L'hypertension artérielle sévère, retirée de la liste des affections longue durée (ALD). L'atteinte est surtout symbolique mais inquiète énormément les associations. «C'est la première fois depuis 1945 que l'on retire une pathologie de la liste, rappelle Magali Léo. Surtout le raisonnement est très dangereux. Les autorités ont décrété que l'hypertension n'était plus une maladie mais un facteur de risque d'autres pathologies. Avec ce raisonnement, demain, on pourrait très bien sortir de la liste des ALD le diabète de type 2 qui touche trois millions de personnes en France. Là ce serait vraiment dramatique.» Les affections de longue durée sont prises en charge à 100% par l'Assurance maladie. Ce qui garantit l'accès aux soins pour tous et évite les complications.

6. Les frais de transport. Un décret a redéfini les conditions pour la prise en charge des frais de transport pour les patients. Jusqu'ici, les frais étaient totalement remboursés pour les malades en ALD. Désormais, ils doivent apporter la preuve médicale de leur incapacité à se rendre seul à l'hôpital. L'enjeu est d'autant plus crucial que depuis la loi Bachelot (dite HPST pour Hôpital patients santé territoire), les patients sont amenés à faire de plus en plus de kilomètres pour se faire soigner dans les agences régionales de santé.

États-Unis

Les étudiants, surendettés pour étudier…

Le Monde (27 octobre)

 

Les étudiants américains écrasés par leurs dettes

Le total des emprunts atteint 1 000 milliards de dollars. Barack Obama annonce des mesures

Washington Correspondante

 

Un petit panneau fait maison se dresse au milieu des tentes. "Je ne peux pas croire que je suis en train de rater l'école pour protester contre toute cette corruption." Christopher Bueker, 25 ans, est venu de Cincinnati (Ohio) pour participer au mouvement Occupy Wall Street, qui, à Washington, a élu domicile sur McPherson Square, une place à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche.

Diplômé de sciences, Christopher a contracté une dette de 70 000 dollars (50 000 euros) pour payer ses études. Il a trouvé un petit boulot d'assistant professeur qui lui rapporte 15 000 dollars par an. "Ce n'est pas normal que les étudiants soient endettés pour vingt ans, proteste-t-il. Dans le système actuel, nous sommes obligés de jouer leur jeu, mais il ne devrait pas y avoir de jeu !"

Christopher n'est pas un cas isolé. Dans les rassemblements Occupy Wall Street qui continuent dans les villes américaines, la revendication revient sans cesse : les étudiants sont étranglés par leurs emprunts. Ils ne devraient "pas être utilisés comme source de profit", dénonce une autre pancarte.

L'administration Obama a entendu les plaintes. Plutôt que d'attendre que le Congrès adopte une législation, le président a décidé d'agir par décret. Lors d'une tournée dans l'Ouest, qui s'achève, mercredi 26 octobre, par un rassemblement à l'université du Colorado à Denver, il devait proposer des mesures en faveur des étudiants endettés, comme il l'avait fait, la veille à Las Vegas, en faveur des propriétaires menacés d'éviction. "Nous ne pouvons pas attendre", a-t-il lancé, inaugurant le nouveau slogan de son gouvernement, frustré par les manoeuvres d'obstruction des républicains.

Dans un pays où l'accès à l'université est considéré comme l'un des piliers du "rêve américain", l'augmentation des frais de scolarité fait figure de cauchemar pour la classe moyenne. Depuis 2000, ceux-ci ont plus que doublé. La compétition entre établissements pousse à d'énormes dépenses : des salaires mirobolants des enseignants aux infrastructures sportives dignes des Jeux olympiques. Avec la crise, les fonds versés par les Etats aux universités publiques ont diminué et les universités ont répercuté le manque à gagner sur les frais de scolarité, qui ne sont pas réglementés. Les familles ont eu davantage recours à l'emprunt.

Défauts de paiement

Aujourd'hui, près des deux tiers des diplômés sont endettés après quatre ans d'études, et la dette moyenne par étudiant s'élève à 23 000 dollars. La facture peut monter jusqu'à 100 000 dollars pour les diplômés de master. Le montant de la dette des emprunts étudiants va atteindre 1 000 milliards de dollars d'ici la fin de l'année et a déjà dépassé le montant de la dette rattachée aux cartes de crédit.

Les défauts de paiement des emprunts étudiants marquent une hausse historique. Les dernières données publiées par le ministère de l'éducation révèlent 8,8 % de défauts en 2009, contre 7,7 % en 2008. "Les conséquences d'un défaut de paiement sur un prêt étudiant sont catastrophiques", explique Julie Margetta Morgan, du Center for American Progress, proche de l'administration Obama. A l'inverse de la plupart des autres dettes, les prêts étudiants ne peuvent pas être effacés en cas de faillite personnelle et le gouvernement peut alors saisir les salaires et les versements de la Sécurité sociale.

Les experts craignent un impact sur la consommation. "Un jeune actif qui a d'importantes dettes à rembourser va retarder l'achat de sa première voiture, de sa première maison et même la date de son mariage", affirme Mark Kantrowitz, éditeur de sites spécialisés dans les emprunts étudiants.

Corine Lesnes (avec Delphine Halgand)

En Amérique, les riches sont de plus en plus riches

[ƒNi] On a beau le savoir, la confirmation chiffrée reste sidérante :

S'il fallait encore trouver une raison pour expliquer le succès d'Occupy Wall Street, on pourrait citer un rapport qui vient d'être publié par le très officiel bureau du budget du Congrès et qui montre ce que les manifestants dénoncent tous les jours à Zuccotti Park : en Amérique, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Pulbié cette semaine, le rapport qui avait été commandité il y a déjà plusieurs années, montre ainsi que les désormais fameux 1% des plus riches Américains ont presque triplé leurs revenus sur les trente dernières années. Tandis que le gouvernement a lui redistribué moins de richesses à travers notamment une politique d'imposition qui a profité aux plus aisés. 

Le document, qui s'attarde sur la période entre 1979 et 2007, précise donc que les revenus des plus riches ont augmenté de 275% durant ces trois décennies, alors que les plus pauvres n'ont vu leurs revenus augmenter que de 18%. 

Le pire, pour certains économistes, c'est que la situation s'est encore aggravée depuis 2007 et depuis la crise. On estime ainsi aujourd'hui que les 1% des plus riches Américains détiennent par exemple plus de la moitié des actions en bourse du pays. Et les patrons des plus grands entreprises touchent des salaires qui sont en moyenne 90 fois supérieurs à ceux de l'Américain moyen. 

Autant de chiffres qui sont rappelés à chacune de leur manifestations par les protestataires qui continuent à faire parler d'eux aux Etats-Unis, malgré les nombreuses opérations policières entamées cette semaine dans plusieurs villes du pays pour les déloger.

Afghanistan

La vieille histoire de la pierre levée par le réactionnaire qui lui retombe sur les pieds…

L'OTAN forme une armée afghane...qui pourrait bien se retourner contre les USA s'ils décidaient d'attaquer le Pakistan

L'Afghanistan soutiendrait le Pakistan en cas de conflit militaire entre les Etats-Unis et le Pakistan, a déclaré samedi le président afghan Hamid Karzai lors d'une interview à une chaîne de télévision pakistanaise. 

 

"Si jamais il y a une guerre entre le Pakistan et l'Amérique, l'Afghanistan serait aux côtés du Pakistan", a-t-il dit à Geo television.

"Si le Pakistan est attaqué et si le peuple pakistanais a besoin de l'aide de l'Afghanistan, l'Afghanistan sera là avec vous", a-t-il ajouté.

 

Ces déclarations contrastent avec les récentes tensions entre Kaboul et Islamabad, notamment au sujet des violences dans les zones frontalières tribales. L'Afghanistan avait en outre accusé le Pakistan d'être impliqué dans la mort de l'ancien président afghan Burhanuddin Rabbani, lors d'un attentat suicide le 20 septembre.

Karzai a aussi affirmé que les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, qui se sont envenimées avec la capture de Oussama ben Laden par un commando américain au Pakistan en mai, n'avaient pas d'impact sur sa relation avec Islamabad.

La chaîne de télévision n'a pas précisé où avait eu lieu l'interview.

Hillary Clinton, secrétaire d'Etat, vient d'effectuer une visite de deux jours à Islamabad après avoir été à Kaboul.

Vendredi, elle a fait état d'une rencontre préliminaire entre les Etats-Unis et des représentants du réseau Haqqani, un groupe d'activistes accusés par Washington d'avoir mené une série d'attaques en Afghanistan.

Cette annonce est intervenue peu de temps après une mise en garde sévère de la secrétaire d'Etat américaine aux activistes tant afghans que pakistanais en cas de refus de coopérer aux efforts visant à stabiliser l'Afghanistan et à y ramener la paix.

 

Source : REUTERS

Analyse du capitalisme

Les éclairages ponctuels de Artus/Natixis

Je privilégie ces brèves notes car elles constituent des coups d’épingle clairs, éclairés et éclairants. Il n’y s’agit pas, bien sûr, d’analyse de fond du capitalisme mais la conjoncture et ses détours y sont traités de manière toujours significative. Et on y apprend sur l’état présent des choses économiques…

Remarquer la sévérité de la dernière note sur les récentes décisions de Bruxelles…

Parutions

Posters de la Chine révolutionnaire…

Parution chez Taschen

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La composition du volume s’aligne sur les chapitres du Petit livre rouge (19 sur 33 sont retenus), ce qui incite à le reparcourir…

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Livre de Saïd Mahrane : C'était en 58 ou en 59... (Calmann-Lévy)

On me signale ce livre. Je m’empresse de répercuter l’annonce…

Il s’agit de son histoire: celle d'un fils de combattant du FLN en France qui recherche des témoignages sur cette période et qui raconte le résultat de ses recherches de manière très directe, simple, voire touchante. On découvre à travers ce livre que tant le gouvernement français que le gouvernement algérien se sont dépêchés d'oublier les combattants algériens de métropole.

Un soir, à l’heure où l’on raconte des histoires aux enfants, Mohamed Mahrane sort délicatement d’un sachet en plastique bleu une feuille jaunâtre ; Saïd, son fils, découvre ce que fut la guerre d’Algérie de son père qui fut militant FLN à Paris. « J’ai lu : “Fédération de France.” Un nom, le sien, était indiqué sous cet en-tête ; plus bas, une formule lui signifiant la reconnaissance de la République algérienne. Le document était frappé d’un tampon du FLN, Fédération de France. […] Il me reprit le tout, et dit qu’il fallait maintenant se coucher et ne plus y penser. J’y repensais : un résistant FLN, mon père. » Le bout de papier fait naître en Saïd l’envie, quasi obsessionnelle, de tout connaître, jusque dans les moindres détails. Seulement, comme beaucoup d’Algériens de sa génération, Mohamed, « ce sombre taiseux », ne se livre que trop rarement... À peine a-t-il entamé le récit de ses missions secrètes dans les cafés kabyles du IIIe arrondissement, sa cavale sur les toits de Paris avec les gendarmes à ses trousses, qu’il meurt d’un malaise cardiaque. Le jeune homme n’a plus de père ni assez de souvenirs pour compléter un récit lacunaire. Cinquante ans après les faits d’armes de son père, Saïd Mahrane entame une enquête très personnelle qui fait surgir des fantômes disparus de l’histoire de la guerre d’Algérie. À Paris et à Alger, ses interlocuteurs (patron d’un café parisien, cadre du FLN, anciens de chez Renault, héroïnes oubliées de la clandestinité, etc.) sont vieux, parfois malades, mais leur mémoire est intacte. Renouant les bribes d’un passé englouti, l’auteur fait renaître les images violentes, intenses, clandestines du « second front » de la guerre d’Algérie, qui fut aussi le décor de la jeunesse de son père, jeune kabyle dans ce Paris étouffant des années cinquante.

Alain Badiou (émissions)

Vidéo

Contre le cliché de l’amour comme chose certes magnifique à ses débuts mais condamnée à ensuite se dégrader quand une lassitude s'installe pour mal finir

http://www.dailymotion.com/video/xlsvhq_les-cliches-selon-alain-badiou_webcam

Radio

Entretien (de 35 mn) sur France-Culture ce vendredi 28 octobre sur Le réveil de l'Histoire :

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-histoireactualites-du-vendredi-281011-2011-10-28.html

début à 12’ environ (jusqu’à 46’)

Divers

Les deux blagues (involontaires) de la semaine

Jean Amadou, « figure artistique de la V° République » !

La République a bien les "artistes" qu'elle mérite…

Libération (24 octobre 2011)

Jean Amadou est mort

L'humoriste, auteur du Bébête Show et pilier des Grosses têtes, est décédé à 82 ans. Nicolas Sarkozy rend hommage à «une véritable figure artistique de la Ve République».

Jean-Claude Trichet : "Le secteur financier doit changer ses valeurs"

« Valeur, valeurs, vous avez dit “valeur” ? »

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