Qui vive ? Le communisme !
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« une question intimidante, une question que personne encore au
monde n’a pu jamais laisser sans réponse, jusqu’à son dernier souffle :
Qui vive ?… » Julien Gracq
« La fin de l’histoire de l’égoïsme absolu marquera la
délivrance vers le communisme, [… cet ] idéal politico-social d’un organisme
commun à tous dans l’avenir. »
Richard Wagner (1849-1871)
« Je pense toujours à l’avenir communiste. […] En un sens, je
suis communiste. » Gerard Manley Hopkins (1871)
« L’affaire du communisme est le monde entier. […] Nous parlons
au nom de l’humanité toute entière, étant d’elle la partie qui représente non
pas ses intérêts particuliers mais ceux de l’humanité toute entière. » Bertolt Brecht (1932)
« Il a existé des communes et des communistes de tout
temps ; il en existera toujours. »
John Steinbeck (1936)
« Je suis communiste
par sympathie et conviction. Je suis, de toute certitude, pour un communisme
intelligent. » James Agee (1939)
« Il m’intéresserait de voir éclore et s’épanouir la variété
africaine du communisme. Il nous proposerait sans doute des variantes utiles,
précieuses, originales de la doctrine. » Aimé Césaire (1956)
« Je suis d’un
village oublié dont les rues n’ont plus de noms et tous les hommes, au champ et
à la carrière, aiment bien le communisme. »
Mahmoud Darwich (1964)
« Commun, du lat. communis, adj., se dit de toute chose à laquelle chacun peut
participer : exemple : la Commune de Paris » (Paris, 1971)
« Le communisme est le contraire exact d’une utopie, il est le
vrai nom du réel comme impossible. » Alain Badiou (2011)
« Si on veut être un intellectuel aujourd’hui, on ne peut pas
ne pas être communiste. » Bernard Sobel (2011)
Bulletin hebdomadaire sur l’actualité politique
diffusé
le dimanche soir (pour s’inscrire, expédier “subscribe” à “2009_request@egalite68.fr”)
Rédaction :
François Nicolas [ƒNi]
Numéro 9 : 30 octobre 2011
(fichier format
pdf à télécharger : http://www.egalite68.fr/Qui-vive/9.pdf)
Sommaire :
Cuba................................................................................................................................................. 3
Ne pas oublier l’infâme blocus américain qui n’est plus
soutenu que par… Israël !........................ 3
Australie........................................................................................................................................... 4
Là aussi, des « indignés » !............................................................................................................. 4
Égypte.............................................................................................................................................. 5
Sur les murs du Caire, une série remarquable de pochoirs…........................................................... 5
Maroc............................................................................................................................................... 7
Une image….................................................................................................................................. 7
Tunisie.............................................................................................................................................. 8
Sur les murs de tunis, quelques vers de Mahmoud Darwich…........................................................ 8
Libye................................................................................................................................................. 9
Point de vue (bienvenu) de Rony Brauman.................................................................................... 9
L’implication du Qatar................................................................................................................. 10
Israël/Palestine............................................................................................................................... 12
Un affreux parmi les affreux : l’hypocrite Élie Wiesel.................................................................. 12
La France d’aujourd’hui !............................................................................................................. 13
Santé............................................................................................................................................ 13
États-Unis....................................................................................................................................... 15
Les étudiants, surendettés pour étudier…...................................................................................... 15
En Amérique, les riches sont de plus en plus riches...................................................................... 15
Afghanistan.................................................................................................................................. 16
Analyse du capitalisme................................................................................................................... 17
Les éclairages ponctuels de Artus/Natixis...................................................................................... 17
Parutions........................................................................................................................................ 20
Posters de la Chine révolutionnaire…........................................................................................... 20
Livre de Saïd Mahrane : C'était en 58 ou en 59... (Calmann-Lévy).............................................. 20
Alain Badiou (émissions).............................................................................................................. 21
Divers............................................................................................................................................. 22
Les deux blagues (involontaires) de la semaine............................................................................ 22
*******
Blocus
des Etats-Unis contre Cuba : encore une fois, le monde entier dit
"NON" (sauf...)
http://www.legrandsoir.info/blocus-des-etats-unis-contre-cuba-le-monde-entier-dit-non-sauf.html
Pour la vingtième année consécutive, l’Assemblée
Générale des Nations Unies demande - à l’unanimité moins deux états-voyous (les
Etats-Unis et Israël) - la levée du blocus des Etats-Unis contre Cuba.
C’est la seule résolution qui ose nommer les
Etats-Unis par leur nom et c’est la seule résolution qui recueille une telle
unanimité. Les médias ne vous en parleront pas, pas plus qu’ils ne
mentionneront (au mieux) le blocus et encore moins vous expliqueront (et
puis quoi encore ?) en quoi il consiste.
Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies
sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba
|
Année |
Date |
Pour |
Contre |
Abstention |
Pays votant contre |
|
1992 |
24 Novembre |
59 |
2 |
72 |
Etats-Unis, Israel |
|
1993 |
3 Novembre |
88 |
4 |
57 |
Etats-Unis, Israel, Albanie, Paraguay |
|
1994 |
26 Octobre |
101 |
2 |
48 |
Etats-Unis, Israel |
|
1995 |
2 Novembre |
117 |
3 |
38 |
Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan |
|
1996 |
12 Novembre |
137 |
3 |
25 |
Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan |
|
1997 |
Octobre |
143 |
3 |
17 |
Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan |
|
1998 |
Octobre |
157 |
2 |
12 |
Etats-Unis, Israel |
|
1999 |
Novembre |
155 |
2 |
8 |
Etats-Unis, Israel |
|
2000 |
Novembre |
167 |
3 |
4 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall |
|
2001 |
Novembre |
167 |
3 |
3 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall |
|
2002 |
Novembre |
173 |
3 |
4 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall |
|
2003 |
Novembre |
179 |
3 |
2 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall |
|
2004 |
Octobre |
179 |
4 |
7 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau |
|
2005 |
Novembre |
182 |
4 |
1 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau |
|
2006 |
Novembre |
183 |
4 |
1 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau |
|
2007 |
Novembre |
184 |
4 |
1 |
Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau |
|
2008 |
Octobre |
185 |
3 |
2 |
Etats-Unis, Israel, Palau |
|
2009 |
Octobre |
187 |
3 |
2 |
Etats-Unis, Israel, Palau |
|
2010 |
Octobre |
187 |
2 |
3 |
Etats-Unis, Israel |
|
2011 |
25 Octobre |
186 |
2 |
3 |
Etats-Unis, Israel |
Communiqué de l’Ambassade de Cuba en France
Pour la vingtième année consécutive, le blocus des
États-Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée
Générale des Nations Unies.
La résolution intitulée « Nécessité de mettre fin
au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis
d’Amérique contre Cuba » a été adoptée hier, 25 octobre, par la
majorité favorable de 186 nations, contre 2 (Les Etats-Unis et Israël) et 3
abstentions (La Micronésie, Les Îles Marshall et Palau).
Depuis 50 ans, le blocus économique, commercial et
financier des États-Unis contre Cuba, constitue l’obstacle principal au
développement du pays.
Le montant du préjudice économique direct infligé au
peuple cubain par le blocus étasunien, depuis sa mise en place jusqu’au mois de
décembre 2010, s’élève à 975 milliards de dollars, compte tenu de la
dépréciation internationale du dollar face à l’or depuis 1961 jusqu’à 2010.
Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre notre
pays et les États-Unis. Il a une évidente application extraterritoriale qui
gêne d’une manière significative beaucoup d’autres États y compris la France et
d’autres pays européens.
Cuba a une fois de plus obtenu le soutien de la
communauté internationale et exige donc des États-Unis la levée immédiate du
blocus.
Paris, le 26 octobre 2010
AUSTRALIE.
La police disperse des activistes anti-capitalisme
Publié le
23-10-11
par Le
Nouvel Observateur avec AFP
La police anti-émeute a dispersé à l'aube un campement établi par les
membres du mouvements "Occupy Sydney".
La police anti-émeute a dispersé dimanche 23 octobre à l'aube un campement
établi par des activistes anti-capitalisme, près de la Banque centrale d'Australie,
calqué sur le modèle du mouvement "Occupy Wall Street"
de New York, a indiqué la police.
Quarante personnes ont été arrêtées lors de cette opération, a ajouté la
police. Il leur avait été demandé à plusieurs reprises de bouger, leur
installation il y a une semaine étant en violation avec les lois sur le camping
à Sydney, a ajouté Mark Murdoch, un responsable de la police. "Nous
avons essayé de travailler avec eux ces huit derniers jours. Ils ne peuvent pas
dire qu'ils n'ont pas été prévenus", a-t-il déclaré.
Les activistes peuvent manifester et tenir des rassemblements pendant la
journée mais le campement est interdit pendant la nuit, a précisé le
responsable.
"Cela n'a aucun sens"
Selon le porte-parole des activistes, Tim Frank, l'intervention de la
police, à 5h du matin, a été brutale.
"Voir des gens qui ont manifesté pacifiquement pendant huit jours,
pleurer et hurler de douleur, à peine réveillés, cela n'a aucun sens", a
déclaré Tim Frank à la télévision ABC. "Nous avons rencontré quelques
mouvements de résistance de la part des protestataires. Cette résistance a été
gérée avec une force mesurée", a affirmé pour sa part Mark Murdoch.
Sur les 40 manifestants arrêtés, 29 se sont vus infliger une amende pour
infraction au règlement municipal, sept seront présentés au tribunal et quatre
sont accusés de violence envers les forces de la police.
"Occupy Wall Street", dont les militants campent sur le square
Zuccotti, près de Wall Street, à New York, est entré dans sa sixième semaine
d'agitation, mais est désormais confronté à un ennemi redoutable, l'hiver.
Vendredi, leur nombre avait substantiellement diminué, balayés par un vent
glacial.
Le Nouvel Observateur - AFP
Caire (rue Saleh Selim, île de Zamalek) : http://www.arabawy.org

La
grenade est ce qu’il y a à dîner …
Le capitaliste

Ta
caméra est ton arme !


Si vous n’êtes pas
part de la solution, vous êtes part du
problème !

Who’s watching the Watchers ?
Obéis ! Obéis ! Obéis !

http://marx405.skyrock.com/photo.html?id_article=3037882009&id_article_media=25081341
Tadhamon (Tunis), 9 octobre 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=ta79tVVMWkg


Certes nous aimons la rose,
Mais nous aimons le blé davantage.
Nous aimons le parfum de la rose,
Mais celui des épis me purifie.
mercredi
26 octobre 2011 - Rony Brauman : « la Libye est une dangereuse
“revanche sur l’Irak” »
La mort de Kadhafi signe-t-elle le dénouement de
la guerre en Libye ?
C’est
une étape importante, mais ce n’est certainement pas un dénouement. Les
défaites politiques qui ont suivi des victoires militaires sont incalculables.
Les guerres, on sait très bien quand cela commence, mais très mal quand cela
finit. Je me garderais donc bien de parler du moment actuel en Libye comme d’un
dénouement, encore moins d’un dénouement démocratique, car cette histoire est
loin d’être terminée.
Ce qui s’est passé en Libye constitue-t-il un
nouveau modèle de guerre ?
Il
est indiscutable que ce moment d’euphorie et de victoires militaires, avec les
chutes successives de Tripoli, Syrte, puis la mort du despote, font de cette
guerre, et de l’intervention de l’Otan, un modèle positif, une sorte de
revanche sur l’Irak, au moins du côté anglo-américain.
On
entend déjà, dans la bouche des militaires, l’idée qu’on possède, là, un cadre
conceptuel pour des interventions ultérieures, avec la force aérienne qui vient
à l’appui d’un soulèvement d’hommes au sol, pour faire chuter une dictature et
installer un pouvoir ami. On peut le voir comme une évolution du modèle de la
guerre du Kosovo, un « Irak réussi », et surtout comme une
réhabilitation, du moins théorique, de la guerre juste.
Mais
les circonstances très particulières qui ont permis cette guerre retiennent
d’en faire un modèle généralisable. Au-delà du« printemps arabe »,
qui a fourni une justification politique à l’intervention, c’est l’isolement
total dans lequel se trouvait Khadafi qui a permis celle-ci. Le succès
militaire réel dont on se targue, même s’il est encore loin d’être abouti, doit
être situé dans ce contexte géopolitique singulier. Impossible, donc, de dire
si cette guerre sera un précédent ou une exception.
Au
vu de la victoire, en quelques mois, du CNT aidé par l’Otan, revenez-vous sur
les doutes que vous aviez exprimés lorsque cette guerre s’est enclenchée en
mars dernier ?
Sur
les circonstances du déclenchement de la guerre en Libye, je conserve le même
scepticisme. Je dirais même qu’il se renforce. Je constate que le massacre
allégué - on parlait de 6.000 à 15.000 personnes tuées par les hommes de Kadhafi -,
au moment où la décision de l’ONU a été prise, n’a jamais été commis. Il
s’agissait de propagande, comme il y en a d’ailleurs dans toutes les
guerres. Les enquêtes approfondies d’Amnesty et de Human Rights Watch,
effectuées depuis, ont mis en évidence, avant mars, cent à trois cents morts,
en majorité des victimes de combat. On n’est donc pas dans le cas de figure du
carnage en cours qui nous avait été annoncé pour justifier d’ouvrir le feu.
Les
tenants de cette guerre s’en tirent avec une pirouette en disant qu’un autre
massacre serait, de toute façon, arrivé, puisque Kadhafi avait promis de
transformer les rues en rivière de sang. Nous n’avons pas pourtant,
aujourd’hui, d’éléments probants attestant que des forces en nombre se
dirigeaient vers Benghazi pour en tuer tous les habitants. S’en tenir à une
lecture littérale de la parole d’un dictateur comme Kadhafi me semble bien
léger pour déclencher une guerre, qui plus est une guerre préventive.
Le
passé des guerres préventives, de la guerre des Six Jours à la guerre d’Irak,
doit nous rappeler que les menaces qu’elles sont censées conjurer sont, très
largement, fabriquées. A Benghazi, j’ai l’impression que c’était également
le cas, mais je ne peux pas le démontrer. Quoi qu’il en soit, je trouve
dangereuse cette réhabilitation, en Libye, des concepts de guerre préventive
et de guerre juste, qui re-légitiment la guerre comme mode de règlement des
conflits.
La
disqualification de l’idée de guerre juste, et de l’idée que la guerre peut
résoudre des situations de conflit, a été un progrès politique. On peut, on
doit, me semble-t-il, faire confiance aux peuples pour aller vers la démocratie
sans en passer par la guerre. L’actualité des vingt dernières années montre que
le rejet des formes d’accaparement autocratique du pouvoir est bien à l’œuvre
dans le monde. Le scénario libyen, qui réhabilite jusqu’au bout la violence
comme mode légitime de saisie du pouvoir, procède au contraire d’une sorte de
néo-maoïsme selon lequel la démocratie est au bout des missiles du « monde
libre ».
Je
constate de plus que les insurgés libyens ont opté d’emblée pour la
militarisation du soulèvement. Je n’ai pas à en juger, mais je préfère
le modèle syrien (ou tunisien dans une certaine mesure), à la fois politiquement
et éthiquement, car je le crois plus apte à préparer le futur. La violence
favorise mécaniquement les plus radicaux, comme nous le rappellent les exemples
afghan, somalien, irakien.
Les
circonstances de la mort de Kadhafi demeurent obscures. Mais le probable tir
d’avions français sous commandement de l’OTAN sur les véhicules armés d’un
convoi pro-Kadhafi fuyant Syrte s’inscrivent-ils dans la résolution initiale de
l’ONU et dans la responsabilité de protéger les civils qui l’a fondée ?
Avant
même le vote à l’ONU, dès le 25 février, Sarkozy déclare que Kadhafi doit
quitter le pouvoir. Et c’est ce qu’ont réaffirmé aussi Cameron et Obama après le
vote de la résolution 1973, en violation non seulement de la lettre, mais aussi,
à mon avis, de l’esprit de cette résolution. Si la logique du droit
international proscrit le fait de s’attaquer au régime en place pour
s’intéresser seulement à la protection des civils, la logique politique de la
responsabilité de protéger, c’est précisément le changement de régime. Comment,
en effet, protéger des civils sans changer le régime qui les menace ?
Les
nombreux partisans de la responsabilité de protéger, définie par l’ONU en 2005,
qui se sont opposés à l’interprétation qui en a été faite en Libye font, à mon
avis, fausse route. Ils ne perçoivent pas ce que la logique politico-militaire
engendre comme processus quasi inéluctable des événements. Je ne m’étonne pas
de l’issue de ces combats, parce que cette guerre était génétiquement
programmée pour en finir avec Kadhafi.
Je
ne reproche donc pas à Nicolas Sarkozy de nous avoir menti sur l’objectif. Je
lui reproche de nous avoir entraînés dans une guerre civile, en nous plaçant
devant une alternative verrouillée : soit vous êtes contre la guerre, et
donc pour le tyran et les massacres, soit vous êtes pour la guerre, et donc
pour les civils et la démocratie.
Je
constate que cette rhétorique d’intimidation a fonctionné au-delà de toute
raison. Voyez par exemple les chiffres annoncés à différentes reprises par le
Conseil national de transition, selon lequel ce conflit aurait fait 50.000
victimes. Soit le CNT ment, ce qui me semble d’ailleurs probable, et on est
en droit de lui demander des précisions sur ce qui n’est pas un détail de cette
histoire. Soit il dit la vérité, et cela constitue un véritable réquisitoire
contre l’OTAN dont la mission était de protéger les civils libyens.
Je
ne sais pas s’il s’agit de propagande ou d’un échec, mais quoi qu’il en soit,
j’aimerais en savoir plus. La presse, tout à son euphorie de la victoire et à
sa mise en scène d’une Libye libérée, ne semble guère s’intéresser à cette
information. Si ces chiffres étaient exacts, la guerre en Libye aurait pourtant
d’ores et déjà provoqué dix fois plus de victimes que la répression syrienne...
Source : LDH-Toulon
29 octobre 2011
Le Qatar reconnaît avoir
envoyé des centaines de soldats en soutien aux rebelles Libyens.
(The Guardian)
Ian BLACK
http://www.guardian.co.uk/world/2011/oct/26/qatar-troops-lib...
Le
Qatar reconnaît pour la première fois avoir envoyé des centaines de soldats en
soutien aux rebelles libyens qui ont renversé le régime de Muammar Kadhafi.
L’état
du golfe n’avait reconnu jusqu’à présent que la participation de ses forces
aériennes dans les attaques dirigées par l’OTAN.
La
révélation a eu lieu lors d’une conférence portant sur l’ère post-Kadhafi et
donnée au Qatar par le dirigeant du CNT, Mustafa Abdel-Jalil, qui a indiqué que
les Qatariens ont planifié les combats qui ont mené à la victoire.
Abdel-Jalil
a dit aussi qu’il demandait à l’OTAN de prolonger sa mission jusqu’à la fin de
l’année, au delà de la date limite fixée à la fin du mois. Son soutien était
toujours nécessaire à cause de la menace que faisaient peser les loyalistes
présents dans les pays voisins, a-t-il dit.
…
Il
apparaît aussi que c’est le Qatar qui dirigera les efforts internationaux pour
former l’armée libyenne, récupérer les armes et intégrer les unités rebelles
souvent autonomes dans de nouvelles institutions militaires et de sécurité –
considérées par l’ONU et les gouvernements occidentaux comme les défis majeurs
pour le CNT.
Le
Qatar a joué un rôle clé dans la galvanisation du soutien arabe à la résolution
du conseil de sécurité de l’ONU visant à protéger les civils au mois de mars
(2011). Il a aussi livré des armes et des munitions à grande échelle - en
dehors de toute légalité clairement établie.
Au
cours de la guerre, des rumeurs courraient sur la présence de forces spéciales
qatariennes. Mais il n’y avait jamais eu de confirmation officielle sur des
actions entreprises qui n’étaient pas explicitement autorisées par l’ONU.
Le
chef d’état-major qatarien, le général-major Hamad bin Ali al-Atiya, a
déclaré : « Nous étions parmi eux et le nombre de Qatariens sur le
terrain se chiffrait par centaines dans chaque région. La formation et les
communications étaient gérées par des Qatariens. Le Qatar a supervisé les plans
des rebelles parce c’était des civils qui n’avaient pas suffisamment
d’expérience militaire. » selon une citation de l’AFP. « Nous avons
assuré la liaison entre les rebelles et les forces de l’OTAN. »
Le
Qatar, dont les réserves de gaz et la minuscule population en font un des pays
les plus riches du monde, a depuis longtemps eu une politique étrangère active,
en faisant la promotion d’Al Jazeera, la chaîne de télévision basée à Doha.
Mais
ce fut une surprise néanmoins lorsqu’il a envoyé la majeure partie de sa force
aérienne rejoindre l’opération de l’OTAN et lorsqu’il a livré aux rebelles de
larges quantités d’armes, qualifiées de défensives mais qui incluaient des missiles
anti-chars.
Les
forces spéciales qatariennes auraient fourni une formation d’infanterie aux
combattants libyens dans les montagnes de Nafusa, à l’ouest du pays, et aussi
dans l’est du pays. Les militaires Qatariens ont même ramené des rebelles à
Doha pour leur faire effectuer des exercices militaires. Et lors de l’assaut
final contre le QG de Kadhafi à Tripoli fin août, les forces spéciales
qatariennes étaient en première ligne. Le Qatar a aussi accordé 400 millions de
dollars aux rebelles, les a aidé à exporter le pétrole depuis Benghazi et a
monté une station de télévision à Doha.
La
gratitude libyenne est évidente. Le drapeau du Qatar est souvent brandi lors
des célébrations sur la Place d’Algérie dans le centre de Tripoli, place
rebaptisée Place du Qatar en honneur au soutien apporté par ce pays dans le
renversement de Kadhafi. Cependant, certains se déclarent préoccupés par le
soutien de l’émirat à certains éléments islamistes tels la Brigade des Martyrs
du 17 février, une des formations rebelles les plus influentes, dirigée par
Abdel-Hakim Belhaj.
Ali
Salabi, un religieux islamiste libyen influent, a vécu en exil au Qatar pendant
des années. Pour certains, la stratégie de l’émir est de soutenir les forces
démocratiques de manière sélective dans le monde arabe, en partie pour
améliorer la réputation internationale du pays tout en détournant l’attention
du Golfe où les protestations anti-régime ont été écrasées à Bahreïn et
achetées en Arabie saoudite.
Ian Black
Quand
Elie Wiesel parraine les extrémistes juifs de Jérusalem
26.10.11
Le Monde
Dans sa campagne de relations publiques visant à renforcer
son emprise sur les secteurs arabes de Jérusalem, l'organisation d'extrême
droite israélienne Elad a reçu un renfort de choix en la personne d'Elie
Wiesel.
L'écrivain américain, Prix Nobel de la paix en 1986 et
gardien de la mémoire de la Shoah, a accepté de prendre
il y a quelques mois la tête du conseil d'administration de ce groupe de colons
qui gère un parc archéologique israélien, en plein coeur du quartier
palestinien de Silwan. Passée inaperçue dans les médias, cette nomination a été
mise en lumière à la mi-octobre par le blogueur juif américain Richard
Silverstein.
Le sous-sol de Silwan, situé en contrebas des remparts
de la Ville sainte, est truffé de vestiges et de tunnels antiques, que les
historiens israéliens considèrent comme des reliques de la cité de David, le
berceau de la Jérusalem biblique. La mise en valeur de ce site, qui reçoit des
centaines de milliers de visiteurs chaque année, s'est accompagnée de
l'implantation de familles juives, au détriment de Palestiniens, expulsés de
leur domicile. En l'espace d'une vingtaine d'années, moyennant harcèlement
juridique, falsification de documents et recrutement de collaborateurs, Elad a
réussi à s'emparer
de plus de cinquante habitations.
Si le ralliement d'Elie Wiesel à cette entreprise
n'est pas une surprise, compte tenu de son opposition farouche à tout partage
de Jérusalem, son geste a néanmoins semé la consternation dans les cercles
pacifistes israéliens, persuadés que la judaïsation de Jérusalem-Est constitue
une bombe à retardement. "Elad est l'une des organisations de colons
les plus dangereuses d'Israël, soupire l'archéologue Yonathan
Mizrahi, de l'association Emek Shaveh. Elle conçoit l'archéologie non pas
comme un moyen de faire
dialoguer
les cultures, mais comme un moyen d'en légitimer
une sur le dos de l'autre. Ça n'a rien à voir
avec l'idéal de paix qu'Elie Wiesel est censé incarner."
Cour suprême saisie
L'enrôlement dans les rangs des colons du rescapé
d'Auschwitz survient d'ailleurs à un moment crucial pour Elad. L'organisation
bataille pour faire
adopter
par la Knesset - le Parlement israélien - un projet de loi qui aboutirait à la
privatisation des sites archéologiques en terre sainte.
Opérateur de fait du parc de Silwan pour le compte du
département des antiquités israéliennes, Elad en deviendrait alors le
propriétaire de jure et n'aurait plus à s'inquiéter
des velléités de supervision des pouvoirs publics.
Une perspective que combat l'avocat Daniel Seidemann,
de l'association Ir Amim. Il a déposé un recours devant la Cour suprême
israélienne, visant à casser
le monopole des colons sur le site de Silwan. "Elie Wiesel fait partie
d'une campagne destinée à transformer
les gens d'Elad en mère Teresa, raille-t-il. Dès qu'il est
question de Jérusalem, la conscience morale de ce grand homme part en
vacances."
Joint par e-mail aux Etats-Unis, Elie Wiesel a réagi
de façon lapidaire : "Je ne me mêle jamais de la politique intérieure
d'Israël, écrit-il. Seules les fouilles archéologiques m'intéressent."
Benjamin Barthe
Le démantèlement de la protection
sanitaire de la population continue…
Les
atteintes répétées du gouvernement aux droits des malades
Baisses des indemnités en cas
d'arrêt maladie, déremboursement de médicaments en pagaille... Depuis le début
de l'année, les pouvoirs publics s'en donnent à cœur joie.
Par MARIE
PIQUEMAL
Heureusement que le ministre de la Santé Xavier
Bertrand avait promis que 2011 serait «l'année des patients et de leurs
droits». Depuis le début de l'année, le gouvernement multiplie les atteintes à
la prise en charge des malades. Tout un tas de mesures ont été adoptées ces
derniers mois, grignotant les remboursements des soins par la Sécurité sociale.
Certaines sont passées complètement inaperçues, d'autres comme la hausse de la taxation
des mutuelles ont fait un peu plus de bruit. Le résultat reste le
même. «A chaque fois, il s'agit de faire supporter à l'usager quelques euros
supplémentaires. Mises bout à bout, toutes ces mesures pèsent lourd pour les
malades», dénonce Nathalie Tellier de l'Union nationale des associations
familiales. Retour sur les six dernières atteintes aux droits des malades.
1. Tout en haut de la pile, la dernière
attaque en date: la baisse des indemnités journalières en cas
d'arrêt maladie. A partir du premier janvier prochain, le mode de calcul sera
basé sur le salaire net et non brut comme c'est le cas aujourd'hui. Sans
rentrer dans le détail, cela va se traduire par une baisse des indemnités
versées par la Sécu de l'ordre de 40 euros par mois pour un smicard, et de
85 euros pour un cadre. Entre les arrêts maladie de quelques jours et les
absences prolongées, sept millions de salariés sont potentiellement concernés
chaque année. Le gouvernement a annoncé cette mesure il y a une quinzaine de
jours lors de la présentation du projet de loi de finances sur la sécurité
sociale... Sauf qu'il s'agit d'un projet de décret, la mesure ne sera donc pas
débattue dans l'hémicycle.
2. Le mois dernier, dans le cadre du
plan de rigueur, le Premier ministre François Fillon a annoncé une hausse de
la taxation des complémentaires santé. Depuis, organismes de mutuelles et
associations tempêtent. Les conséquences sont importantes, à plusieurs niveaux.
D'abord, de façon quasi mécanique, les prix des complémentaires vont augmenter pour
les assurés. «En moyenne, une bonne mutuelle coûte 80 euros par mois. Et
dans les 110 euros pour un couple avec enfants. Si les prix augmentent encore,
beaucoup de ménages ne pourront plus se payer une couverture maladie ou
choisiront une protection plus faible», avertissait le
mois dernier Christian Saout, le président du collectif
interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe une trentaine d'associations
intervenant dans le champ de la santé. A défaut de pouvoir se payer une bonne
complémentaire, des malades auront tendance à retarder, ou même renoncer, à
l'accès aux soins.
3. Des déremboursements de médicaments à la pelle. Les
baisses de prises en charge semblent homéopathiques: les médicaments à vignette
bleue sont remboursés à hauteur de 30% contre 35 auparavant. Les pansements,
compresses et autre petit matériel médical sont également moins bien pris en
charge (60 contre 65%). Pourtant, les conséquences peuvent être graves pour les
patients. Les médicaments à vignette orange, remboursés à 15% au regard du
faible service médical rendu, pourraient ne plus être remboursés du tout. «Sur
le principe, pourquoi pas. Sauf que parmi les patients qui prennent ces
traitements, certains n'ont pas le choix. Parce qu'ils sont allergiques à
d'autres molécules ou parce qu'ils soulagent les effets secondaires d'un
traitement principal. En déremboursant ces médicaments, on place certains
malades en grandes difficultés. D'autant que systématiquement, les médicaments
qui ne sont plus remboursés voient leur prix flamber», regrette
Magali Léo, chargé de mission pour le collectif interassociatif sur la santé.
4. Autre mesure, passée quasiment
inaperçue car un peu technique: l'augmentation du reste à charge pour les
soins de santé dits coûteux. Rappelons que pour tous les actes
médicaux, les assurés paient une partie des dépenses de santé, après
remboursement par la Sécu. C'est ce qu'on appelle le «ticket modérateur», mis en place
en 2006 et qui correspond à 30% des frais. Mais pour les actes les plus
coûteux, supérieurs à 91 euros, le reste à charge est forfaitisé: vous payez 18
euros de votre poche quelque soit le prix de l'acte. Désormais, le forfait se
déclenche seulement pour les actes supérieurs à 120 euros et non plus à partir
de 91 euros. Pour les malades, forcés de multiplier les examens, la facture
peut vite grimper.
5. L'hypertension artérielle sévère, retirée de la
liste des affections longue durée (ALD). L'atteinte est surtout symbolique
mais inquiète énormément les associations. «C'est la première fois depuis
1945 que l'on retire une pathologie de la liste, rappelle
Magali Léo. Surtout le raisonnement est très dangereux. Les autorités ont
décrété que l'hypertension n'était plus une maladie mais un facteur de risque
d'autres pathologies. Avec ce raisonnement, demain, on pourrait très bien
sortir de la liste des ALD le diabète de type 2 qui touche trois millions de
personnes en France. Là ce serait vraiment dramatique.» Les
affections de longue durée sont prises en charge à 100% par l'Assurance
maladie. Ce qui garantit l'accès aux soins pour tous et évite les
complications.
6. Les frais de transport. Un décret a
redéfini les conditions pour la prise en charge des frais de transport pour les
patients. Jusqu'ici, les frais étaient totalement remboursés pour les malades
en ALD. Désormais, ils doivent apporter la preuve médicale de leur incapacité à
se rendre seul à l'hôpital. L'enjeu est d'autant plus crucial que depuis la loi
Bachelot (dite HPST pour Hôpital patients santé territoire), les patients sont
amenés à faire de plus en plus de kilomètres pour se faire soigner dans les
agences régionales de santé.
Le Monde (27 octobre)
Les étudiants américains
écrasés par leurs dettes
Le total des emprunts atteint 1 000 milliards de
dollars. Barack Obama annonce des mesures
Washington Correspondante
Un
petit panneau fait maison se dresse au milieu des tentes. "Je ne peux
pas croire que je suis en train de rater l'école pour protester contre toute
cette corruption." Christopher Bueker, 25 ans, est venu de Cincinnati (Ohio) pour participer
au mouvement Occupy Wall Street, qui, à Washington, a élu domicile sur McPherson
Square, une place à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche.
Diplômé
de sciences, Christopher a contracté une dette de 70 000 dollars (50 000 euros)
pour payer ses études. Il a trouvé un petit boulot d'assistant professeur qui
lui rapporte 15 000 dollars par an. "Ce n'est pas normal que les étudiants
soient endettés pour vingt ans, proteste-t-il. Dans le système actuel, nous
sommes obligés de jouer leur jeu, mais il ne devrait pas y avoir de jeu !"
Christopher
n'est pas un cas isolé. Dans les rassemblements Occupy Wall Street qui
continuent dans les villes américaines, la revendication revient sans cesse :
les étudiants sont étranglés par leurs emprunts. Ils ne devraient "pas
être utilisés comme source de profit", dénonce une autre pancarte.
L'administration
Obama a entendu les plaintes. Plutôt que d'attendre que le Congrès adopte une
législation, le président a décidé d'agir par décret. Lors d'une tournée dans
l'Ouest, qui s'achève, mercredi 26 octobre, par un rassemblement à l'université
du Colorado à Denver, il devait proposer des mesures en faveur des étudiants
endettés, comme il l'avait fait, la veille à Las Vegas, en faveur des
propriétaires menacés d'éviction. "Nous ne pouvons pas attendre", a-t-il lancé, inaugurant le
nouveau slogan de son gouvernement, frustré par les manoeuvres d'obstruction
des républicains.
Dans
un pays où l'accès à l'université est considéré comme l'un des piliers du "rêve
américain", l'augmentation des frais de scolarité fait figure de cauchemar pour la
classe moyenne. Depuis 2000, ceux-ci ont plus que doublé. La compétition
entre établissements pousse à d'énormes dépenses : des salaires mirobolants des
enseignants aux infrastructures sportives dignes des Jeux olympiques. Avec la
crise, les fonds versés par les Etats aux universités publiques ont diminué et
les universités ont répercuté le manque à gagner sur les frais de scolarité,
qui ne sont pas réglementés. Les familles ont eu davantage recours à l'emprunt.
Défauts de paiement
Aujourd'hui,
près des deux tiers des diplômés sont endettés après quatre ans d'études, et
la dette moyenne par étudiant s'élève à 23 000 dollars. La facture peut monter
jusqu'à 100 000 dollars pour les diplômés de master. Le montant de la dette des
emprunts étudiants va atteindre 1 000 milliards de dollars d'ici la fin de
l'année et a déjà dépassé le montant de la dette rattachée aux cartes de
crédit.
Les
défauts de paiement des emprunts étudiants marquent une hausse historique. Les
dernières données publiées par le ministère de l'éducation révèlent 8,8 % de
défauts en 2009, contre 7,7 % en 2008. "Les conséquences d'un défaut
de paiement sur un prêt étudiant sont catastrophiques", explique Julie Margetta Morgan,
du Center for American Progress, proche de l'administration Obama. A l'inverse
de la plupart des autres dettes, les prêts étudiants ne peuvent pas être effacés
en cas de faillite personnelle et le gouvernement peut alors saisir les
salaires et les versements de la Sécurité sociale.
Les
experts craignent un impact sur la consommation. "Un jeune actif qui a
d'importantes dettes à rembourser va retarder l'achat de sa première voiture,
de sa première maison et même la date de son mariage", affirme Mark Kantrowitz,
éditeur de sites spécialisés dans les emprunts étudiants.
Corine Lesnes (avec Delphine Halgand)
[ƒNi] On a beau le savoir, la confirmation chiffrée reste sidérante :
S'il
fallait encore trouver une raison pour expliquer le succès d'Occupy Wall
Street, on pourrait citer un rapport qui vient d'être publié par le très
officiel bureau du budget du Congrès et qui montre ce que les manifestants
dénoncent tous les jours à Zuccotti Park : en Amérique, les riches sont de plus
en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
Pulbié
cette semaine, le rapport qui avait été commandité il y a déjà plusieurs
années, montre ainsi que les désormais fameux 1% des plus riches Américains ont
presque triplé leurs revenus sur les trente dernières années. Tandis que le
gouvernement a lui redistribué moins de richesses à travers notamment une
politique d'imposition qui a profité aux plus aisés.
Le
document, qui s'attarde sur la période entre 1979 et 2007, précise donc que les
revenus des plus riches ont augmenté de 275% durant ces trois décennies, alors
que les plus pauvres n'ont vu leurs revenus augmenter que de 18%.
Le
pire, pour certains économistes, c'est que la situation s'est encore aggravée
depuis 2007 et depuis la crise. On estime ainsi aujourd'hui que les 1% des plus
riches Américains détiennent par exemple plus de la moitié des actions en
bourse du pays. Et les patrons des plus grands entreprises touchent des
salaires qui sont en moyenne 90 fois supérieurs à ceux de l'Américain
moyen.
Autant de chiffres
qui sont rappelés à chacune de leur manifestations par les protestataires qui
continuent à faire parler d'eux aux Etats-Unis, malgré les nombreuses
opérations policières entamées cette semaine dans plusieurs villes du pays pour
les déloger.
La vieille histoire de la pierre levée
par le réactionnaire qui lui retombe sur les pieds…
L'OTAN forme une armée afghane...qui pourrait bien
se retourner contre les USA s'ils décidaient d'attaquer le Pakistan
L'Afghanistan soutiendrait le Pakistan en cas de
conflit militaire entre les Etats-Unis et le Pakistan, a déclaré samedi le
président afghan Hamid Karzai lors d'une interview à une chaîne de télévision pakistanaise.
"Si jamais il y a une guerre entre le Pakistan
et l'Amérique, l'Afghanistan serait aux côtés du Pakistan", a-t-il
dit à Geo television.
"Si le Pakistan est attaqué et si le peuple
pakistanais a besoin de l'aide de l'Afghanistan, l'Afghanistan sera là avec
vous", a-t-il ajouté.
Ces déclarations contrastent avec les récentes
tensions entre Kaboul et Islamabad, notamment au sujet des violences dans les
zones frontalières tribales. L'Afghanistan avait en outre accusé le Pakistan
d'être impliqué dans la mort de l'ancien président afghan Burhanuddin Rabbani,
lors d'un attentat suicide le 20 septembre.
Karzai a aussi affirmé que les relations entre les
Etats-Unis et le Pakistan, qui se sont envenimées avec la capture de Oussama
ben Laden par un commando américain au Pakistan en mai, n'avaient pas d'impact
sur sa relation avec Islamabad.
La chaîne de télévision n'a pas précisé où avait eu
lieu l'interview.
Hillary Clinton, secrétaire d'Etat, vient d'effectuer
une visite de deux jours à Islamabad après avoir été à Kaboul.
Vendredi, elle a fait état d'une rencontre
préliminaire entre les Etats-Unis et des représentants du réseau Haqqani, un
groupe d'activistes accusés par Washington d'avoir mené une série d'attaques en
Afghanistan.
Cette annonce est intervenue peu de temps après une
mise en garde sévère de la secrétaire d'Etat américaine aux activistes tant
afghans que pakistanais en cas de refus de coopérer aux efforts visant à
stabiliser l'Afghanistan et à y ramener la paix.
Source : REUTERS
Je privilégie ces brèves notes car elles constituent des coups
d’épingle clairs, éclairés et éclairants. Il n’y s’agit pas, bien sûr,
d’analyse de fond du capitalisme mais la conjoncture et ses détours y sont
traités de manière toujours significative. Et on y apprend sur l’état présent
des choses économiques…
Remarquer la sévérité de la dernière
note sur les récentes décisions de Bruxelles…




Parution chez Taschen

La composition du volume s’aligne sur les chapitres du Petit
livre rouge (19 sur 33 sont retenus), ce
qui incite à le reparcourir…

On
me signale ce livre. Je m’empresse de répercuter l’annonce…
Il s’agit de son
histoire: celle d'un fils de combattant du FLN en France qui recherche des
témoignages sur cette période et qui raconte le résultat de ses recherches de
manière très directe, simple, voire touchante. On découvre à travers ce livre
que tant le gouvernement français que le gouvernement algérien se sont dépêchés
d'oublier les combattants algériens de métropole.

Un soir, à l’heure où l’on raconte des histoires aux
enfants, Mohamed Mahrane sort délicatement d’un sachet en plastique bleu une
feuille jaunâtre ; Saïd, son fils, découvre ce que fut la guerre d’Algérie
de son père qui fut militant FLN à Paris. « J’ai lu : “Fédération de
France.” Un nom, le sien, était indiqué sous cet en-tête ; plus bas, une
formule lui signifiant la reconnaissance de la République algérienne. Le
document était frappé d’un tampon du FLN, Fédération de France. […] Il me
reprit le tout, et dit qu’il fallait maintenant se coucher et ne plus y penser.
J’y repensais : un résistant FLN, mon père. » Le bout de papier fait
naître en Saïd l’envie, quasi obsessionnelle, de tout connaître, jusque dans
les moindres détails. Seulement, comme beaucoup d’Algériens de sa génération,
Mohamed, « ce sombre taiseux », ne se livre que trop rarement... À
peine a-t-il entamé le récit de ses missions secrètes dans les cafés kabyles du
IIIe arrondissement, sa cavale sur les toits de Paris avec les gendarmes à
ses trousses, qu’il meurt d’un malaise cardiaque. Le jeune homme n’a plus de
père ni assez de souvenirs pour compléter un récit lacunaire. Cinquante ans
après les faits d’armes de son père, Saïd Mahrane entame une enquête très
personnelle qui fait surgir des fantômes disparus de l’histoire de la guerre
d’Algérie. À Paris et à Alger, ses interlocuteurs (patron d’un café parisien,
cadre du FLN, anciens de chez Renault, héroïnes oubliées de la clandestinité,
etc.) sont vieux, parfois malades, mais leur mémoire est intacte. Renouant les
bribes d’un passé englouti, l’auteur fait renaître les images violentes,
intenses, clandestines du « second front » de la guerre d’Algérie,
qui fut aussi le décor de la jeunesse de son père, jeune kabyle dans ce Paris
étouffant des années cinquante.
Contre le cliché de l’amour comme chose
certes magnifique à ses débuts mais condamnée à ensuite se dégrader quand une
lassitude s'installe pour mal finir
http://www.dailymotion.com/video/xlsvhq_les-cliches-selon-alain-badiou_webcam
Entretien (de 35 mn) sur France-Culture ce vendredi 28
octobre sur Le réveil de l'Histoire :
début à 12’ environ
(jusqu’à 46’)
La
République a bien les "artistes" qu'elle mérite…
Libération (24 octobre 2011)
Jean Amadou est mort

L'humoriste, auteur du
Bébête Show et pilier des Grosses têtes, est décédé à 82 ans. Nicolas Sarkozy
rend hommage à «une véritable figure artistique de la Ve République».
« Valeur, valeurs, vous avez dit “valeur” ? »