Jeudi 8 Avril 2009
Après échanges de mails* avec une amie – de Marseille - et un ami –
de Toulouse – à propos des « aidants », je me demande ce que je peux
faire qui ne soit pas que des mails. Je me décide à reprendre à mon compte et à
diffuser le tract** d’Ouvriers et Gens d’Ici et leurs Amis de Toulouse en y
ajoutant pourquoi je le diffuse ainsi que des liens. Voici un compte-rendu de
cette diffusion.
Devant le Palais de Justice – Marseille est comme mon village, j’y connais beaucoup de monde : ce qui ne manque pas, ce jeudi. J’y rencontre Jean-Charles qui me propose de distribuer le tract avec moi…, Gérard que je connais depuis 40 ans – c’est lui qui le dit -, Paulette et Lydia qui ne sont pas étonnées de me trouver là. Distribuant quelques tracts, notamment à Fathi, une responsable d’Emmaüs vient me voir très vite : « 20 grandes associations au niveau national ont décidé qu’il n’y ait aucun tract, aucune autre banderolle pour ne pas rendre flou le mot d’ordre national, mais je suis d’accord avec vous sur la loi CESEDA… » Malgré ce qui est dit, des badges NPA, RESF, et une élue du Conseil Régional avec son écharpe jaune-orange sont visibles. Après cette journée, les associations iront voir les élus, les sénateurs pour faire une bonne loi « afin que les personnes et les associations ne soient pas inquiétés pour leur aide aux sans-papiers ».
Face au fait qu’il ne doit pas y avoir de tract, je dis que je vais sortir du « cercle », mais distribuer mon tract en dehors, contre son avis (mais nous sommes dans un lieu public)
Je donnerai un tract à des organisateurs, leur expliquant ce qui précède : « C’est vrai mais vous voyez qu’on n’a pas de service d’ordre (musclé ?) »
A l’extérieur du « cercle » je distribuerais 450 tracts de 12 H à 14 H 15 et je verrai: des curé, des éducateurs, intéressés par le fait que la loi CESEDA soit « présente »
Des amies me disent que les orateurs ont bien parlé, ils sont tous pour l’abrogation de la loi. Et même le président de la LDH : « Ceux qui craignent le plus ce sont les sans-papiers… »
Alors, je me pose une question : comment se fait-il qu’il ne faut pas rendre flou le mot d’ordre et que les porte-paroles évoquent la loi CESEDA ? et s’ils l’évoquent, est-ce pour l’abroger ?
Une des premières personnes à qui j’ai donné un tract, me dit « ne pas être français mais avec des papiers », et, en s’en allant, rapidement avant la fin de la manifestation : « … un emplâtre sur une jambe de bois… on n’est pas assez nombreux… »
Un personnel de collège : « Moi, si j’aide un SP, je ne vais pas me dénoncer, car moi je risque, mais le SP aussi… » Caractère symbolique de la chose… ?
Une personne me demande qui est signataires de mon papier : « Moi… » « De quelle association ?… » « Seulement moi…. » « D’habitude avec l’association on voit qui c’est… »
J’ai envie de dire aux organisateurs de ce rassemblement : « Allez un petit effort… » de l’article L 622 de la loi CESEDA à la loi CESEDA elle-même.
Il y a plein de personnes qui y étaient et que je n’ai
pas vues, notamment l’amie qui m’a donné l’information : a-t-elle
interrogé les organisateurs du rassemblement pour savoir si aujourd’hui
c’était un premier pas vers l’abrogation de la loi CESEDA ? et si on lui a
dit : pas la loi, a-t-elle décidé de ne pas venir ?
Un jeune qui a vu le film WELCOME: « Vous en avez donné à ces jeunes ? » « Non » Il me prend des tracts, je lui dis « C’est signé de moi.» Il va en distribuer.
Un jeune me dit qu’il va se marier en juillet avec sa copine qui est étrangère avec un statut d’étudiante jusqu’en septembre, comment faut-il faire ? Je lui indique la CIMADE rue de la République.
Des jeunes filles (lycéennes ? étudiantes ?) me demandent si le tract, c’est pour ou contre les sans-papiers. Elles prennent très volontiers les tracts. L’une me dira que son mari est aux Comores ayant perdu les papiers et ne pouvant pas rentrer en France, une de ses copines ajoute qu’elle a un « petit ».
Peu de tracts par terre.
Je m’interroge sur la question de la « stratégie, cheval de Troie, prise de conscience » qu’évoque mon amie: cet article, pour les uns, les enfants, pour RESF…
Est-ce de la pédagogie ? passer par des étapes faciles pour le plus grand nombre – l’opinion – un article de la loi pour arriver à l’essentiel, la loi ?
Mais le réel, c’est la loi que peu de gens disent connaître, même s’ils viennent pour la modification d’un de ses articles.
Besson entretient bien le flou (dans lequel sont les gens et les associations) en disant que cela date de 1945, comme si c’était 1945 la loi, ou comme si c’était dans la constitution.
Alors, aller dans les bras des élus, est-ce pour changer la loi ? – en effet, ne nous trompons pas, cet article peut être changé comme le CPE l’a été sans que la loi soit changée.
Quelle cohérence de pensée ?
A Ouvriers et Gens d’Ici et leurs Amis on dit que la loi CESEDA sépare les gens du pays, donc qu’il faut l’abroger si on ne veut pas d’un pays séparé.
Les associations disent vouloir l’abrogation de cet article en le remplaçant par un bon article que certains appellent loi, pensant faire des petits pas, mais jusqu’où ? jusqu’à l’abrogation du CESEDA ?
Alors de 2 choses l’une : ou on n’évoque pas la loi CESEDA pour ne pas rendre flou le mot d’ordre de ce rassemblement, ou on évoque la loi CESEDA : mais pour quoi faire ? l’abroger ?
Il y a un certain attachement à « faire évoluer l’opinion » pour que la loi change.
Alors quels sont les principes qui guident chaque conception ?
Pour les tenants de la transformation de l’article L 622- : ou aménagement de la loi comme pour le CESEDA, ou cheval de Troie, stratégie, prise de conscience : en partant de ça on va faire venir les gens sur un autre terrain. Lequel ?
Pour les tenants de l’abrogation du CESEDA : distance à l’état, remise en cause d’une loi, dans l’idée qu’il n’y a qu’un pays et qu’on ne peut pas, qu’on ne doit pas en séparer les gens….
Je voulais vous faire part de ces moments passés dans la rue à distribuer ce tract.
Pierre PROUVEZE
* Après échanges des mails suivants avec une amie de Marseille et un
ami de Toulouse :
1.- Objet : Réexp : 5500 aidants se déclarent "délinquants
solidaires " c'est parti !
pour
vous déclarer officiellement aidant solidaire allez sur le site www.delinquantssolidaires. et bien sûr si possible venez
le 8 avril devant le Palais de Justice de Marseille ! voir PJ
merci
de faire connaitre cette campagne autour de vous
2.- Envoyé le : Samedi, 28 Mars 2009 1:28
Sujet : Fwd: 5500 aidants se déclarent "délinquants
solidaires " c'est parti !
Je
suppose que tu es déjà au courant de ça, Pierre? J'y serai, bien sûr.
Amitiés
3.-Message du 30/03/09 21:53
Objet : Trans. : 5500 aidants se déclarent "délinquants
solidaires " c'est parti !
mon
amie me fait passer cela je vous fais suivre amitiés
4.- Le 30 mars 09 à 22:23:
je
te fais suivre la réaction d'un de mes amis d'OUVRIERS, GENS D'ICI & LEURS
AMIS de Toulouse, et ma réaction à sa réaction. Amitiés
de Toulouse
Salut,
Bien
sur j'irai mais pour poser une question: si du ceseda était supprimé les
articles menaçant les bonnes âmes française cela éviterait il les 26000
expulsions, est ce que cela changerai la loi sur le fond, être
"charitable" c'est mieux qu'être indifférent mais refuser de poser la
question de la loi sur le fond nous ramène à être conplice. Amitiés.
Ma réponse à
Toulouse
je
suis bien de cet avis, mon propos était de vous faire part de cette initiative,
ceux qui risquent le plus ce ne sont pas les français mais bien les
sans-papiers, même si comme dans le film WELCOME on sait bien que les
rencontres font que les gens découvrent ceux qu'ils ne connaissaient pas...
Amitiés
5.- Date : 30 mars 2009 23:08:36 HAEC
Objet : Rép : Trans. : : 5500 aidants se déclarent
Bien entendu, cette opération vise directement à faire
prendre conscience de l'indignité, de la monstruosité de la situation imposée à
ceux qui vivent en France sans papiers (parce qu'on les y contraint, parce
qu'on les leur refuse). Comme j'ai assisté à des réunions de préparation, je
sais que cela est clair de la part de tous ceux qui y participent (je ne crois
pas que RESF et la CIMADE aient d'autres buts que celui de venir en aide à ces
personnes). Il se trouve que ce combat se passe chaque jour dans l'indifférence
générale ou presque, et n'empêche pas les tragédies quotidiennes de gens que
l'on arrache à leur vie, à leur famille; et que poser la question autrement -
en réagissant notamment à l'interpellation de cette personne travaillant à
Emmaüs - a semblé à tous une chose à tenter : le but affiché (obtenir la
dépénalisation de l'aide au séjour irrégulier) n'est qu'un cheval de Troie :
par lui c'est directement et pleinement la question de la politique d'expulsion
de la France (et de l'Europe, avec sa récente "directive de la honte"
) qui est par tous les organisateurs (qu'ils soient juristes ou personnels
soignants, ou encore bénévoles d'associations d'entraide) unanimement dénoncée.
Plus simplement, si l'on fait entendre qu'aider une personne dépourvue de
papiers n'est pas un acte délinquant mais un acte nécessaire et juste, alors ce
sont ces personnes même (celles que l'on aide) qui seront vues comme des
personnes qui doivent avoir les mêmes droits à l'assistance que n'importe quel
"Français", donc des personnes ayant des droits, et non des vies que
l'on peut briser pour nourrir les objectifs chiffrés d'une politique inique.
Voilà, quelle serait ma réponse.
Je
te salue bien amicalement.
6.- Envoyé le : Lundi, 30 Mars 2009 23:14
Sujet : Fwd: Trans. : : 5500 aidants se déclarent
Je
précise également que contrairement à ce que dit ton ami, les associations qui
sont à l'origine de cette manifestation (toutes celles dont je connais l'action
en tout cas, et qui ont accepté de s'allier pour l'occasion à ce mouvement
initié par Emmaüs, comme RESF, ou "ça nous regarde", dont je fais
partie) dénoncent très nettement et quasiment quotidiennement (pour RESF, notamment)
la politique de traque et d'expulsions de la France. Donc, je ne crois
l'argument ni bien fondé ni de quelque portée que ce soit.
Au
plaisir de te voir.
7.- Le 30 mars 09 à 23:28, prouveze.pierre@neuf.fr a écrit :
oui
mais le fait de ne pas nommer la loi CESEDA me semble une économie que l'on ne
doit pas faire. Ce qu'en dit mon ami est le point de vue d'un collectif, aussi,
qui se bat tous les jours à Toulouse. Alors j'entends bien ce que tu veux dire
par Cheval de Troie, prise de conscience du plus grand nombre mais pour avoir
interpellé notamment Florimont de RESF sur la question de la loi CESEDA la
réponse qu'il avait faite était plus que floue évoquant la difficulté de parler
de la loi: c'était au Théâtre TOURSKY où étaient projetés des films sur Mai 68.
Ce que je veux te dire c'est que le débat existe et me dire que l'argument
n'est pas fondé ne me semble pas juste sauf à vouloir clôre le débat. Mais que
je n'aime pas les discussions par mail interposé tant les phrases
raccourcissent bien la pensée amitiés
8.- Re: Re : : 5500 aidants se déclarent 01/04/09 10:49
Sujet : Re: Re : : 5500 aidants se déclarent
Date : Mardi, 31 Mars 2009 0:18
C'est
vrai, tu as raison, les échanges par mail limitent, et je n'aurais pas dû
répondre ce soir, il est tard et j'ai sans doute lu trop vite, j'ai réagi à ce
qui me semblait "un procès d'intention" : ma réponse rapide (car cela
demandait un éclaircissement, étant donné que je ne m'associerais pas à cette
action et ne la ferais pas connaître si je la voyais telle que ton ami la
décrit) ne concernait pas cette question, abordée, donc, par Marcel (et dont je
ne remets en question ni la pensée ni l'action), de la suppression de certains
articles de la loi Ceseda (alors qu'il est nécessaire, dites-vous, de demander l'abrogation
de toute la loi ), non, ce n'était pas cet argument-là que je disais non fondé,
ma réaction était sur le motif principal évoqué par ce mail : encore une fois,
je ne crois pas que ceux qui participent à cette action aient seulement pour
souci de protéger les quelques braves Français qui risqueraient d'être
inquiétés pour avoir fait un acte de soutien... (c'est cet argument là que je
trouvais non fondé et sans portée - car il partait, à mon avis, d'une analyse
d'intentions qui ne me semblent pas du tout celles qui animent cette action,
dont le but est encore une fois de dénoncer une politique). Mais bien sûr, pour
ce qui est des "stratégies", il est tout à fait possible que ces
organisations aient pensé que demander l'abrogation de la loi ceseda serait
moins fédérateur que d'axer cette première journée d'action (car ce n'est
qu'une étape) sur la demande d'abrogation de quelques articles. Il se peut
qu'en cela ils se trompent, je ne sais pas encore. Toutefois, la proposition de
loi qui sera déposée par le collectif ne concerne pas que la question des
"aidants", elle vise aussi à "réaffirmer le principe de
l’accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles
d’accueillir et d’accompagner des migrants et à interdire les interpellations
de personnes en situation irrégulière dans les lieux d’accompagnement et
d’accès aux droits (éducation, santé….)". Pour ma part, j'espère qu'il
s'agit là aussi d'une stratégie "cheval de Troie". Je pose la
question ("pourquoi ne pas mettre comme préalable à toute action
l'abrogation de la loi ceseda", donc) vendredi en réunion (à des juristes
notamment), j'en saurai (un peu) plus. On en reparlera de vive voix, si tu
veux, devant (enfin) un café, et je te dis bonne nuit. Amitiés
NB
Il se peut que Florimond ne se soit pas senti assez calé sur cette loi pour en
parler de manière précise?
** je me demande ce que je peux
faire qui ne soit pas que des mails : je me décide à reprendre à mon
compte et à diffuser le tract de Toulouse en y ajoutant pourquoi je le diffuse
ainsi que des liens vidéo à propos d’Ouvriers et Gens d’Ici :
ABROGATION DU CESEDA
1°) Le
gouvernement (et plus largement les politiques de droite ou de gauche depuis
plusieurs années) organise minutieusement une séparation des gens dans le
pays, il crée de toutes
pièces des catégories politiques : les français, les immigrés, les jeunes
des quartiers populaires, les français d'origine immigrée…Ces catégories devant rester séparées, ce qui
ouvre à la concurrence, la méfiance, les confrontations.
Pour mener à
bien cette séparation du peuple, le gouvernement s'appuie sur une propagande
effrénée et surtout sur des lois, des décrets, des circulaires qui ont tous le même but : séparer, diviser et
empêcher toute idée nouvelle sur ce que pourrait être le pays. Ils veulent un
pays pour
quelques-uns, où les droits ne sont plus universels mais liés à la naissance, à
la fortune, au clan politique…La police étant là pour veiller à la bonne
application de ces lois et décrets…
2°) Notre idée
à nous, notre politique, c'est de dire et de pratiquer une chose essentielle : il
faut parler pour tous, pas
pour une catégorie. On peut proposer un autre possible sur le pays:
depuis
longtemps nous intervenons pour que le pays soit celui de tous ceux qui
l'habitent, y vivent, y contribuent. C'est notre fameux principe : "qui
vit ici, est d'ici !". Il
n'y a pas à "saucissonner" les gens en catégories factices, il y a un
seul peuple, à construire
certes, mais
les gens sont les mêmes, les droits doivent être les mêmes, les persécutions
doivent cesser, l'humiliation aussi.
3°) Le
pays, c'est nous tous : il
n'y a pas les "français" et les autres, "les immigrés".
Avec de tels principes pour tous on peut faire une force réelle, combattre la
séparation, on est capable de dire ce qu'on veut, on peut se rassembler et
avancer ensemble.
Pratiquer le
pays pour tous, le rendre possible, cela demande de s'attaquer à la loi CESEDA
contre les étrangers, loi qui supprime les droits, fabrique les sans-papiers et
légalise de manière "républicaine et démocratique" la chasse à
l'homme et la persécution policière.
La loi CESEDA
par son existence même officialise, du point de l'Etat, la séparation des gens
à l'intérieur du pays. Mais de notre point de vue à chacun d'entre nous, qu'en
est-il ? certains peuvent choisir de se rallier à cette politique de l'Etat ;
mais il est surtout possible et urgent de s'en séparer : c'est le sens de nos
propositions.
4°) A tous
ceux qui disent leur inquiétude justifiée de ce qui se met en place contre les
français qui aident les sans-papiers, nous demandons : Si les articles
s'attaquant aux français qui aident les sans-papiers étaient supprimés de la
loi CESEDA, est-ce que cela empêcherait les 26000 expulsions par an ? est-ce
que cela empêcherait les camps de rétention et les descentes de police chez les
gens et sur les chantiers ? Non, certainement pas.
Par contre, si
la loi CESEDA était abrogée, si les sans-papiers, ouvriers, étudiants, malades,
exilés…étaient régularisés, il est sûr que les articles attaquant les français
"aidant" n'auraient plus lieu d'être !
5°) Alors,
mettons les choses à l'endroit ! Le CESEDA pénalise tout le monde, plus ou moins durement. C'est une loi contre
toute idée positive de ce pays : contre l'idée des droits pour tous, contre
l'idée du pays pour tous.
C'est le même
peuple persécuté par une même loi infâme : il n'y a pas les soutiens et les
soutenus, les aidés et les aidants, il y a des gens ici, qui doivent être
traités à égalité, dans le respect, où chacun compte comme il est.
Construisons
une amitié politique sur des principes pour tous : pas de catégories de
séparation, pas de différences imposées par l'Etat.
On peut
gagner l'abrogation du CESEDA, encore faut-il le demander et le porter !
Le Rassemblement des ouvriers
sans-papiers, gens d’ici, et leurs amis
Mail
: ouvriersgensdici@free.fr ; Site : http://ouvriersgensdici.free.fr Toulouse,
le 31/03/2009
Etant de Marseille, je diffuse ce tract écrit à Toulouse. Dans la situation que
nous vivons, nous, gens sans papiers et gens avec papiers, ici, en France, et
maintenant, en 2009, c’est la loi CESEDA – Code d’Entrée et de Séjour des
Etrangers et du Droit d’Asile – qui veut régler la vie des gens de ce pays.
C’est inacceptable. J’ai réalisé 3 films sur ce Rassemblement. Je ne sais faire
que ça, donc je vous le livre.
Pierre
Prouvèze
http://www.dailymotion.com/video/x8qmxg_19-mars-2009-toulouse-ouvriers-gens_news
http://www.dailymotion.com/video/x8ovoj_ouvriers-gens-dici-et-leurs-amis-20_news